Management d'entreprise : acquérir le savoir-faire pour donner intérêt à bien faire

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REPRÉSENTATIVITÉ DE L’ENTREPRISE


A l’occasion d’une rencontre avec le secrétaire général d’une Union Patronale de province, notre attention est attirée sur l’importance de l’engagement des cadres et des dirigeants dans les instances paritaires et la vie de la cité (Prud’hommes, URSSAF, ASSEDIC, CAF, Enseignement…).

Trop souvent les postes destinés aux représentants des entreprises restent vacants.
Les dirigeants sont tellement sollicités !

Ne serait-ce pas opportun de déléguer de telles missions à des collaborateurs et plus particulièrement à des membres de l’encadrement ?
L’entreprise, ce n’est pas que le patron !
*** Cette démultiplication de sa représentation est la marque d’une confiance confirmée en ceux que le dirigeant a choisi pour développer l’entreprise et les hommes.
*** De plus, cette pratique fait profiter « l’extérieur » de l’expérience de responsables qui sont au contact des réalités humaines, sociales et économiques.


Au risque de se "marginaliser", les entreprises ne peuvent se désintéresser de ce qui se passe autour d’elles.

POUVOIR SANS RESPONSABILITÉ

RÉFLEXIONS SUR LE "QUATRIÈME POUVOIR"

                                                 ou l'irresponsabilité des média

Les lignes qui suivent ont été publiées il y a plus de 15 ans (Le Monde 4.11.92). 
Y-a-t-il quelque chose à changer à ces propos impudents et brutaux
de Bertrand POIROT-DELPECH, de l’Académie Française,
praticien des média et journaliste ?

   Personne n’échappe à nos condamnations, comme si sagesse et bonne conduite étaient devenus l’apanage des journalistes. Qu’on permette à l’un d’eux, l’un de nous, de s’interroger sur l’effronterie qu’il y a à nous ériger, comme nous le faisons, en juges sans appel de la moralité publique. Nous nous indignons des indiscrétions judiciaires et des lynchages médiatiques, alors qu’il dépend essentiellement de nous qu’ils aient lieu ou non.
  
   A la classe politique, nous reprochons sa corruption et son impunité, mais nous tenons à ce que les citoyens ignorent : nos voyages organisés, les liens matrimoniaux de certaines de nos stars avec des ministres, les charges d’Etat que nous valent nos assauts de courtisanerie, nos retournements de veste maquillés en preuve de talent, nos éclectismes calculés, nos ralliements monnayés, les salaires de nos vedettes, le culot avec lequel nous ne reconnaissons plus nos erreurs, nos sociétés de production montées grâce à nos emplois publics, nos cumuls et échanges d’influence entre l’édition, la critique et les jurys de prix, le népotisme dans le recrutement des rédactions et des équipes d’émissions, la complaisance des matraquages promotionnels, nos privilèges fiscaux, notre complicité active dans les atteintes à la vie privée et autres coquineries ordinaires qui nous indignent tant chez les autres…

   Les difficultés économiques de la presse nous rendent moins regardants sur l’éthique et l’étiquette
, la gêne n’entraînant à la vertu que si on a jamais rien connu d’autre. Audience, tirage et carrière nous tiennent lieu de déontologie. Si nous égalons en impunité les notables que nous accusons d’être intouchables, c’est tout bonnement que la technologie audiovisuelle a centuplé sans contrepoids la puissance qui était la notre lors de la loi de 1881 et qui nous a valu à l’époque le surnom de « quatrième pouvoir ». De quatrième, nous sommes passés le premier en étendue et en irresponsabilité, faute d’en rencontrer un autre qui nous contienne.

   Songeons que la liberté d’expression, clef de toutes les autres libertés, est tombée à notre discrétion absolue. A notre seul gré, et sans répondre devant quiconque, nous donnons et retirons la parole aux chefs d’Etat comme aux élus ou aux experts, condamnés à s’expliquer en quelques secondes et à manger dans notre main, ce qui ne compte pas pour peu dans le déclin de leur crédit et pourrait bien miner le notre. Nous faisons et défaisons les réputations, à la tête du client ou à la solde d’une publicité d’autant plus crainte que sa manne se raréfie. A notre seul profit, la vieille règle des prétoires s’est inversée avec une force qui vaut tous les privilèges de juridiction : l’accusation dont nous tenons la place règle elle-même le débat, coupe la chique à tout le monde et se réserve le dernier mot.


GRATIFICATIONS

Dans les usines britanniques de ce groupe français, 
chaque patron direct (line manager), à son niveau de responsabilité,
a le pouvoir, et le devoir,
de remercier en paroles, évidemment, mais aussi en actes (rewards), la qualité de service de ses collaborateurs.
Cette pratique n’empêche pas par ailleurs une certaine personnalisation des rémunérations.

1 Quelle distinction fondamentale doit-on faire entre reconnaissance monétaire et non monétaire ?
 
   Rémunération et développement de carrière sont les moyens formels et établis de reconnaissance.
Les récompenses non monétaires ne leur sont pas un substitut mais les témoignages spontanés de reconnaissance à l’égard d’une personne ou d’une équipe.


2 Y a t il un lien entre évaluation de la qualité de service et les salaires ?

   Bien sûr, il y a une relation avec la performance d’une personne, qui se reflète dans l’appréciation portée sur son travail et le salaire. Ceci se voit très bien dans le cas d’un employé sous performant ou au  contraire qui excelle. Cependant , évaluation et salaire ne doivent pas faire l’objet du même entretien.

3 Qui décide de récompenser un collaborateur ?

   L’initiative est toujours le fait du manager direct de la personne.

4 La récompense spontanée d’un employé est elle l’objet d’une procédure spécifique ?

   Non. Une procédure pourrait effacer la spontanéité de la récompense en réduisant la liberté d’agir du manager.

5 Quels sont les garde-fous à de telles pratiques ?

   Le manager, avant de récompenser une personne ou une équipe, doit se poser quelques questions :
•    le type de récompense que je me propose d’attribuer est il approprié aux actions à reconnaître ? à la personne, à ses centres d’intérêt ?
•    pourrais-je faire connaître aux autres ma décision ?
•    pourquoi une récompense à cette personne et pas à une autre ?
•    pourrais-je expliquer et justifier ma décision ?

•    quelles conséquences éventuelles peut avoir ma décision sur l’environnement de travail ?

6 Les managers doivent-ils rendre compte de leurs actions de récompense ?

    La reconnaissance de l’attitude positive et de la contribution des collaborateurs à la société est partie intégrante du rôle du manager, et est vue comme telle par les employés.

7 Le service Relations Humaines audite t-il les actes d’évaluation et de récompense du management ?

   Le rôle de notre service est d’encourager, aider et faire connaître les meilleures pratiques de reconnaissance. Dans la mesure où sont donnés aide et conseils, il n’y a pas lieu d’auditer ces pratiques.

8 Y a t il un budget spécifique pour ces récompenses ?

  
   Non, il n’y a pas forcément un coût associé à la réalisation de la récompense. L’acte de reconnaissance reste la responsabilité de la personne qui en a l’initiative. Certaines formes de récompense peuvent être budgetées, quand il s’agit de récompenser une action dans la durée.


9 La récompense donne t elle lieu à formalisme ?
  
Non. L’appréciation portée sur la qualité de service d’un collaborateur doit être spontanée et ne s’accommode pas d’un système. C’est le devoir des managers, qui procède d’un état d’esprit.


10 La récompense s’applique t elle à tous les niveaux de l’organisation ?
  
Oui, bien sûr ! Connaissez-vous quelqu’un qui n’ait besoin d’être apprécié ? Nous-mêmes ? Notre manager ? Nos collègues ?


(propos recueillis auprès du service RH)

EMPLOYÉ

Du latin "IMPLICARE", enlacer, engager, impliquer.

De l'utilité de recourir à l'étymologie pour comprendre qu'il est absurde de prétendre "impliquer les employés", puisqu'ils le sont, par état et par fonction, dès leur embauche.


A moins que...les modes de fonctionnement de l'entreprise, les carences du management ne les aient conduit à se désengager, à s'exclure, à se mettre "en licenciement intérieur".


Alors, il convient d'en bien cerner les causes et de mettre en oeuvre les bons moyens pour les "ré-engager", les "ré-impliquer".
 

CPE = ANTI SINISTROSE ?

Dans les difficultés,
il convient de se raccrocher aux valeurs guides qui constituent
les pratiques et le langage commun de l'entreprise.

Cette règle élémentaire de persévérance inspire à un dirigeant d'organiser des "piqûres de rappel" CPE chez lui.

" L'ambiance est morose; il est temps de faire le point avec les anciens qui ont suivi des sessions de travail CPE il y a 3 ou 4 ans et d'y joindre les nouveaux qui ont intégré l'entreprise depuis. On a besoin de se serrer les coudes...pour bien recenser nos ressources de productivité."

Rendez-vous est pris  pour plusieurs injections.

SYNDICALISME...DOMINICAIN


à l'occasion de la fête des travailleurs 1er mai 2007

Lors d'une séance de travail CPE à Saint Domingue,
pour le compte d'un groupe français,
l'animateur  avait relevé ces propos de Pepe Abreú,
Vice Presidente de la Central National de Unidad Sindical, le 30 avril 2007:
 

"Muchas empresas crean una forma de relación con el trabajodor
que hace que este entienda que puede lograr sus objetivos
sin la necesidad de tener el sindicato".


De nombreuses entreprises établissent une forme de relation avec le travailleur
qui fait que celui-ci comprend qu’il peut réussir ses objectifs
sans la nécessité d’avoir un syndicat.


Sin comentario.
 

LES CONDITIONS HUMAINES DU PROGRÈS

constantes relevées


Les entreprises qui progressent mènent à bien
des réalisations qui peuvent être extraordinaires…
avec des gens ordinaires.

   Les dirigeants n’y sont pas des surhommes.

   Ils réfléchissent aux conditions essentielles d’une réelle mobilisation des hommes, qui n’a pas son origine dans des trucs, recettes ou artifices psychologiques, mais dans une claire vue des réalités humaines et sociales.

   Ils portent une attention constante aux personnes. Avant de chercher à motiver, ils recensent ce qui peut être cause de motivation.

   Attentifs au réactions possibles « du terrain », ils créent les conditions favorables à l’accomplissement de ce qui doit être fait, pour le service dû au client, patron réel de l’entreprise.

   Ils instituent des règles et modes de fonctionnement suffisamment simples, clairs et permanents pour inspirer toutes les actions à mettre en œuvre.

   Avec leur encadrement, chefs et services supports, ils s’efforcent de ne pas mette les personnes dans des situations telles qu’elles auraient à choisir entre leur intérêt personnel et celui de la communauté.

   Ils savent donner et diffuser autour d’eux des raisons d’agir, voire de se battre : ils passent avec leurs équipes la plus grande partie de leur temps.
  
Ils sont avec les hommes, non au dessus d’eux.

MOTS-VERTU, MOTS-POISON

ou la manipulation des esprits par le vocabulaire


   Le choix des termes utilisés dans les magasines à grand tirage, par les publicistes, hommes de media et politiciens…est un excellent reflet de l’état de l’opinion et des mœurs en cours.

Ainsi je croyais jusque là qu’on attendait d’une eau minérale  d’être pure, équilibrée en sels minéraux, légère, à bulles ou sans gaz, digeste, inodore…Et voici qu’une marque offre en grande distribution une « eau citoyenne et responsable »( sic). Bigre ! Serait-ce meilleur pour la santé ? Les autorités auraient elles décerné un brevet de citoyenneté responsable à cette source miraculeuse ?

   Une visite sur les sites internet gouvernementaux nous rassure. Cela aurait pu être. N’a-t-on pas vu, pendant la révolution dite française, des animaux élevés à la dignité de citoyens pour services rendus à la République ! Là, rien de tel ; aux questions posées sur ce qu’est la citoyenneté, les droits et les devoirs y afférant...les réponses sont en tout point conformes à celles données par les dictionnaires. Pour le Larousse, petit ou encyclopédique, le Littré ou le Robert, petit ou grand… le mot citoyen, qu’il soit nom ou adjectif, ne s’applique qu’au genre humain, mais ni aux choses ni aux bêtes, hormis avec un sens humoristique.
   Il en est de même du mot responsable, qui, lui, n’admet pas la plaisanterie, tant la chose semble sérieuse. Membre participant, intégré et reconnu de la cité, le citoyen se distingue par une attitude civique . Quant au responsable, parce qu’il est chargé de quelque chose ou de quelqu’un, il doit répondre de ce dont il a la charge – hommes, animaux ou biens - de ses propres actions ou de celles des autres ; il est garant au point de supporter les conséquences heureuses ou malheureuses de ce dont il est responsable. En d’autres termes, la responsabilité est inséparable de la notion de sanction, qu’elle soit positive ou négative.


   A partir de ces définitions élémentaires, accessibles au simple bon sens, parce qu’issues de l’observation des faits, on se demande de quoi peut être chargée l’eau venant des Pyrénées ariègeoises, à part des qualités salutaires ou au contraire des nitrates, odeurs ou impuretés …Est-ce l’absence de ces caractéristiques qui lui vaut le titre de citoyenne responsable ?

  
De fait, nous sommes en présence de ces expressions vertueuses, de ces mots magiques, de ces incantations quasi religieuses qui gouvernent les esprits de nos contemporains. Il n’est qu’à consulter l’expression citoyen responsable sur internet pour obtenir…360000 données ! Nous sommes invités à passer un été citoyen et responsable, à avoir une conduite automobile citoyenne… ; a contrario, ne pas participer au téléthon, s’opposer à l’avortement, refuser l’Europe de Bruxelles…vous fait classer dans la catégorie du barbare irresponsable.
  
   Tout cela procède du politiquement correct qui agit, suite à un bombardement continu des média, à la manière d’un nuage radioactif ; par contamination, progressivement, sans qu’ils en soient conscients, les utilisateurs répètent à propos de n’importe quoi des phrases toutes faites, insensées au regard du sujet abordé et des mots employés. Ainsi apparaissent des mots-vertu et des mots-poison qui  transforment l’homme en mouton de Panurge ou en chien de Pavlov. Il fait où on lui demande de faire : il est bien dressé. C’est un signe de décadence de l’esprit critique et donc de l’intelligence.  La manipulation des esprits par le langage est arme de guerre . Les illustrations ne manquent pas dans d’autres domaines que …l’eau minérale.



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