Management d'entreprise : acquérir le savoir-faire pour donner intérêt à bien faire

Page principale - S'identifier - Contact

ENQUÊTE DE SATISFACTION DU PERSONNEL...

   ...SUR LES MODES DE FONCTIONNEMENT QUI ONT COURS


   
Les dirigeants d’une entreprise, dans laquelle est établi le cadre de référence de la stratégie, des valeurs et des règles de vie de l’entreprise, cherchent à apprécier régulièrement les pratiques et modes de fonctionnement qui y ont cours.  Sont-ils en conformité avec les ambitions affichées?

   Tel est l’objet de l’enquête qui a pour objectif : 

 - de recenser les perceptions des collaborateurs quant à l’adéquation entre les valeurs et règles de vie et leur mise en œuvre.

 - d’analyser cet état des lieux

 - de mettre en œuvre  les améliorations

   Le recueil des informations est anonyme ; l’enquête est menée par services. Traitement des réponses, analyse et actions correctives sont opérés en groupes de travail  au sein des services intéressés. L'enquête est renouvelée tous les ans.

CLIQUER SUR LE TABLEAU CI-DESSUS POUR L'AGRANDIR


    Cet outil n'est pas - malgré les notations - un outil de mesure. Il est un moyen d'apprécier la situation d'un service à une période donnée. L'intérêt est notamment de constater les modifications  d'une période à l'autre. C'est un guide d'amélioration continue pour les managers et l'entreprise.

ENGAGEMENT, INTÉGRATION & PARTICIPATION


    Une fois de plus, Compagnon du Devoir, le journal de l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France livre une réflexion de fond de grand intérêt. D'un long éditorial du numéro 139 sous la signature de La Sagesse de Montreuil-sous-Bois, ces quelques extraits permettent de comprendre l'attirance que peut exercer le Tour de France sur des jeunes gens, et le pressant rappel de l'auteur aux "anciens"sur le sens de l'engagement compagnonnique.

   « Quiconque vit quelques temps parmi les Compagnons se souvient longtemps de  cette notion qu’est ‘l’engagement’. Ce mot si souvent entendu durant son Tour de France jalonne constamment le parcours de tout apprenti, Aspirant ou Compagnon…Le sens de l’engagement reste un des piliers compagnonniques : la vie du Compagnon ressemble à une suite d’engagements pris en toute liberté de pensée et d’action certes, mais ressentis comme autant d’obstacles à franchir. C’est que les Compagnons ont tendance à mettre la barre haute…

L’engagement suppose un
effort de participation,
d’attention aux autres,
de désintéressement à
son propre devenir. 
                                                                                                               
   Cela s’apparente à de l’intérêt porté à tous ceux côtoyés dans nos Maisons de Compagnons. Là réside la force des Compagnons du Devoir, mettre en relation des ‘hommes de métier’, c’est à dire tisser un fil entre des parcours de vie…Former des jeunes gens par le métier, le voyage et la rencontre de l’humanité demeure la vocation première du Compagnonnage en vue de  l’immersion de ces hommes en devenir au sein de la cité. Le métier n’est pas une fin en soi, même si nous devons veiller à conserver l’attachement à l’excellence des Compagnons dans la pratique de leur métier…

Engager signifie lier, attacher
par une promesse, une obligation à,
faire participer à.
C’est encore diriger, faire pénétrer…

   S’engager amène l’individu à une affirmation solennelle, par sa seule volonté, matérialisée et enregistrée à une participation collective de groupe. C’est donc intégrer un groupe humain, un fonctionnement particulier avec des règles ordonnées régulatrices ; c’est donc sortir du ‘chaos’ par l’accès à une communauté de défense d’intérêts communs…S’associer à un groupe, c’est en adopter les règles, la dimension historique, le comportement spirituel. C’est faire sienne une dimension communautaire dépassant largement sa propre dimension individuelle…

   Que propose le Compagnonnage à tout jeune ouvrier désireux de voyager, rencontrer et partager ? Il suggère une voie originale d’apprentissage de la vie par le métier dans une démarche de recherche d’excellence professionnelle. Cette démarche s’inscrit dans une relation de ‘maître à disciple’ par le fait qu’un ‘sachant’ est prêt à transmettre son savoir à un ‘apprenant’. Cette relation construit un échange réciproque, non basé sur la hiérarchie, l’autorité ou la supériorité ; elle est constitutive d’une proximité de vie, de respect, de désir et d’espoir de progression des deux hommes ; elle pose le socle invisible de la relation humaine qui relie l’apprenti à son ‘maître d’apprentissage’…
   Nous assistons là à une transmission
de savoir professionnel,
mais aussi de savoir-faire,
de savoir-être
et de savoir devenir
…chacun d’entre nous aborde son propre projet par une mise en contact avec la réalité quotidienne dans un contexte humain très fort d’aide et de soutien…Nous sommes tous forgés par le métier, à tel point qu’il nous est souvent facile de deviner le métier de notre interlocuteur en quelques secondes. Matricés par les épreuves quotidiennes du métier, nous pratiquons le Compagnonnage dans ce rapport charnel et émotionnel au métier

Les jeunes sur le Tour de France doivent trouver en nous un ascenseur professionnel, de vie, voire social, qui leur permettra de grandir par de riches découvertes. Si nous savons répondre à leurs attentes, alors nous en ferons de grands hommes pour demain. N’en demeure pas moins que s’engager,
c’est aussi décider
de ne pas briller personnellement,
mais en communauté
par les résultats obtenus,
par le partage des responsabilités.

..A nous de leur montrer notre attachement à leur réussite,
à nous de leur prouver qu’ils ont de l’importance à nos yeux,

qu’ils sont uniques…

PROSPÉRITÉ ÉCONOMIQUE & NATALITÉ

Le numéro 231 de Challenge présente ainsi la situation économique en Turquie dans un article intitulé:

LA TURQUIE ENTAME SES TRENTE GLORIEUSES
DOPÉE PAR UNE POPULATION JEUNE ET CONSOMMATRICE, L'ÉCONOMIE DÉCOLLE.
Dynamisme démographique, un miracle ? Aux portes d'une Europe vieillissante, les jeunes Turcs font la différence. "Sur 76 millions d'habitants, la majorité a moins de 30 ans, ce qui fait de la Turquie un marché à haut potentiel", se réjouit Levent Cakiroglu, PDG d'Arçelik. Résultat, les usines tournent, les foyers s'équipent et consomment.

L’entreprise anthropogène.

   L’entreprise peut être lieu de satisfactions, de plaisirs, de joies et osons-le, d’épanouissement  et non  machine à broyer les hommes. L’exercice d’un métier peut même les anoblir parce que le travail  y revêt  valeur et  dimension autre que marchande…Les 50 et quelques années de fréquentation des entreprises par CPE nous en ont convaincu depuis longtemps. L’entreprise, comme la langue d’Ésope, peut être la meilleure ou la pire des choses.
   Il y a des entreprises anthropophages. Qui abiment, atrophient, asservissent, bestialisent, voire détruisent les hommes. Mais il y en a, et en plus grand nombre, qui rendent ‘plus hommes’, qui favorisent le déploiement de tout ce qui est ‘en puissance’ dans chacun.  

   Cette conviction est aussi celle de Monsieur Xavier Fontanet, Président de Essilor *. Las de n’entendre parler des entreprises qu’en termes négatifs, il avertit le lecteur de son ouvrage  Si on faisait confiance aux entrepreneurs ** : « Je tenterai de vous montrer que l’entreprise n’est pas l’horreur trop souvent décrite. C’est un lieu où l’on apprend un métier, où les personnalités se développent et où l’on vit dans un climat de… confiance. Dès que la confiance s’instaure, un petit miracle se produit, la flexibilité devient possible, les gens n’ont plus peur de bouger, l’initiative se développe spontanément ».

   Paru en novembre dernier, ce livre n’a que la prétention de recenser la riche expérience d’une entreprise devenue tête de file mondiale, avec 40.000 collaborateurs. La passion du patron pour son métier, le service aux clients, son engagement vis à vis des hommes ressort à chaque page.

   La confiance, notion centrale de l’ouvrage, n’est que la résultante de la mise en œuvre de trois repères dans la conduite de l’entreprise, tant en interne que dans les relations avec l’extérieur : vérité, transparence et justice. Parler vrai, expliquer, clarifier  donne du sens au travail ; encourager l’esprit de vérité dans le dialogue avec les collaborateurs est facteur de progrès ; écouter, respecter chacun, promouvoir ses talents répond au besoin de juste reconnaissance. La confiance ne peut naître que dans un climat de vérité, et ‘la vérité libère’.

Une autre idée est en filigrane : la fidélité ou loyauté envers l’entreprise. Si le succès nécessite la confiance –  celle du client, qui est le vrai patron, autant que celle des fournisseurs ou des collaborateurs – la confiance ne se bâtit qu’avec le temps. Il faut savoir « rester pour construire ».

   De nombreuses et savoureuses anecdotes.

   Un patron philosophe – ami de la sagesse – qui prend le temps de réfléchir,  et se tient à une ligne de conduite partagée avec ses collaborateurs..

   Un bon témoignage d’humanité et d’humilité.

  Un livre roboratif, à faire connaître, notamment parce qu’il présente une autre image des entreprises que celle que les media véhiculent, même si elle est malheureusement aussi réalité.

* CPE a conduit un grand nombre de réunions de réflexion avec le management de Essilor au cours de son développement.
** Éditions : Les Belles Lettres -

LA TAUPE ou L'ÉTABLI

   L’établi est cette table robuste, généralement sur quatre pieds, servant de plan de travail dans diverses activités manuelles. Là, c’est le poste de travail d’un ouvrier de Citroën à Choisy dans les années 60. Demarcy, retoucheur de portières aux « gestes habiles », « paraît presque déplacé, oublié comme un vestige d’une autre époque dans l’enchaînement répété des mouvements de l’atelier ». Mais ce qui étonne, c’est son établi : « il l’a confectionné lui-même, modifié, transformé, complété…Il fait corps avec, il en connaît les ressources par cœur… ». Un professionnel, qui « fait ce qu’il a à faire, ne demande rien à personne…S’il a un problème…il répare l’outil, ou part s’approvisionner au magasin, ou bricole son établi de façon à inventer une méthode inédite ». Ce portrait du professionnel serait digne de figurer dans les Caractères de La Bruyère. « Un artisan, presque un artiste ». Mais le drame se noue : les organisateurs du travail s’intéressent à ce poste, dans un but de rationalisation et de normalisation. Et un beau jour, sans crier gare, Demarcy assiste, impuissant, au remplacement de son outil par un  établi, fruit «  des caprices imprévisibles du bureau des méthodes ». Les conséquences s’ensuiventDésarroi du professionnel, totalement déstabilisé ; inadaptation du poste aux nécessités techniques du métier, rythme de travail brisé, méthodes et tours de mains inopérants, allongement des délais. Autant d’effets qui conduisent les « blouses blanches » à se pencher sur le cas Demarcy, comme les médecins de Molière autour de leur malade. A la différence que leurs observations ne visent pas à remettre en cause leur décision mais l’ouvrier lui-même : humiliations, commentaires vexants et offensants. « Le vieux baisse la tête et ne dit rien ». Mais quelques jours plus tard, de la même manière qu’était « tombé du ciel » l’outil normalisé, celui-ci était remplacé par l’établi « bricolé »… « et personne ne jugea bon de dire un mot à Demarcy sur  ‘l’incident’ ».

    La taupe, c’est l’auteur de ce récit, « l’ÉTABLI ».
Ce n’est pas un roman, mais le témoignage d’un « agitateur ». Robert Linhart, est normalien, un « mao » tel qu’en ont nourri des Althusser, Sart
re et une certaine engeance universitaire, fondateur d’un mouvement, qui devient après 68 la Gauche Prolétarienne. Mais c’est aussi un « établi ». En langage d’initié, il est un de ces jeunes intellectuels pro-chinois, infiltré – établi - en usine pour se rapprocher de la classe ouvrière, l’aider à prendre conscience et à s’affranchir de son exploitation, à résister aux ukases des patrons.

    Avec un grand talent d’écriture, l’auteur pointe du doigt les méfaits d’une organisation bureaucratique et technocratique, dans laquelle l’homme semble n’être qu’un composant  de la  production, au même titre que la matière ou les machines. Ses descriptions, observations, multiples, ses constats sont autant de réponses à la question  que posait un penseur à la même époque : « d’où vient que la matière sorte anoblie de l’atelier, alors que l’homme en sort avili ? » : hiérarchie mal positionnée, sans pouvoir réel et donc réduite au rang de ‘cabots du patron’ ; services centraux, anonymes et cependant tout-puissants ; ordres venus ‘d’en haut’ ; décisions prises sans implication des intéressés, y compris de l’encadrement ; personnel interchangeable ; mise en place d’un contre-syndicat par la direction ; aucune personnalisation des relations, hormis le ‘copinage’ et le fayottage auprès des chefs, qui adoucissent l’effet anesthésiant et abrutissant d’un travail machinal…"On pourrait se lover dans la torpeur du néant et voir passer les mois - les années pourquoi pas ?". Au point que le narrateur en arrive même à s’interroger sur la raison d’être de son ‘établissement’ :"je m'étais rêvé agitateur ardent, me voici ouvrier passif". Mais c’est sans compter sur l’impact de l’idéologie quand l’occasion se présente. Pour compenser le temps perdu lors de mai 68, la direction rallonge le temps de travail de 20 minutes, non payées. ‘L‘établi’ active les hommes progressivement repérés, recense les troupes, et avec le support  des ‘camarades’ extérieurs à l’usine organise la lutte : réunions au bistrot, tracts tirés en nocturne, piquets de grève…

   

   Cette histoire, vraie - même si la caricature y a sa place - dépeint un certain monde dont il ne faut pas faire une généralité. Mais ce milieu industriel, influencé par les thèses de James Burnham  (‘Managerial Revolution’, ‘L’ère des organisateurs’) se caractérisait par la conviction, et ses effets conséquents, que Technique, Administration et Organisation tenaient lieu de gouvernement des hommes. Les hommes se révoltent, à la recherche de leur ‘dignité’ perdue – ressort puissant qui permet à 'l'établi' de déclencher la grève. Dans la durée, il ne peut y avoir d’action efficace malgré les hommes.

  

    Le livre permet aussi de saisir quelles utopies animaient ces ‘maos’, mais surtout de mieux comprendre les méthodes utilisées pour exploiter les faiblesses, maladresses, dysfonctionnements, indélicatesses, erreurs, injustices…dans le but d’abattre le système honni.

 

    Un petit livre de poche ( Les Éditions de Minuit, 179 pages) qui, au delà du plaisir de lire, devrait procurer matière à réflexion à toute personne exerçant un management direct ou indirect. Il y a peut être un « établi » dans leur entreprise, qui n’attend qu’un faux pas de plus…Cela existe encore. Nous en avons rencontré.

    CPE est à votre disposition  pour vous en dire plus !

 

UN REPRÉSENTANT DU PERSONNEL SE DOIT D'ÊTRE EXEMPLAIRE

DROITS & DEVOIRS -  Il est des Représentants Légaux du Personnel ou des Syndicats (RLPS) qui tirent un profit personnel des privilèges attachés à leurs fonctions. Il est alors opportun de leur rappeler que les droits exclusifs dont ils bénéficient ne sont qu’une contrepartie aux obligations qu’ils doivent assumer du fait du mandat reçu de leur syndicat ou de leurs collègues.

   C’est ce que vient de faire le Conseil des Prud’hommes de Poitiers dans une récente décision.

   Un salarié, élu du Comité d’Entreprise, saisit le Conseil pour non paiement d’heures de délégation. De fait, il a dépassé le quota légal ; mais surtout, « à l’instant de la signature des bons de délégation, aucune mention ne montre au chef d’équipe qu’il s’agit d’heures de dépassement et Mr X. n’indique pas de quelles circonstances exceptionnelles il peut se prévaloir pour les obtenir ».

JUSTICE & MORALE - Le Conseil estime que l’élu « a abusé de la confiance de son responsable, trahissant en cela la présomption de bonne utilisation de son crédit d’heures »…Et de conclure : « En tant qu’élu au Comité d’Entreprise, le premier devoir de Monsieur X. est d’avoir un comportement exemplaire, et en cas de dérogation aux principes, il a l’obligation d’en aviser les responsables de l’entreprise. Ce qu’il n’a pas fait, par omission ou par ruse, ce qui constitue sa faute ».

   Le RLPS est débouté et condamné aux dépens.

   Bien sûr, il y a le Code du Travail et ses prescriptions légales. Mais il y a aussi la façon de les mettre en œuvre, l’état d’esprit qui inspire leur utilisation : abus de confiance, trahison, exemplarité, omission, ruse.  La justice est mise au service de la morale la plus élémentaire.

   Peut être verrons nous appliquer des décisions semblables lorsque des RLPS, postés de nuit, utilisent leurs heures de délégation quand ils sont de nuit, au motif de « réflexion syndicale ». Il en est même qui se font payer des heures de dépassement ! Dans ce cas, devons nous considérer qu’avec un tel motif, le RLPS se prévaut d’une « circonstance exceptionnelle » ? En tout cas, la conduite n'est pas exemplaire

 

 

METTRE EN VALEUR NOS COLLABORATEURS

COMMENT ?

Une entreprise québecoise recense les moyens de valoriser le personnel...

Montrer nos subordonnés à des gens importants : leurs clients !

-   les faire parler
-   leur faire faire des présentations
Conséquences : nous prouvons que nous sommes fiers d'eux.
Ils se montrent à leur meilleur. Nos clients voient que nous avons des gens bien!

Donner à chacun l'opportunité de porter une responsabilité spécifique par rapport au reste de l'équipe

Confier à certains des missions de formation, avec du support !

Envoyer l'
opérateur concerné réceptionner le matériel

Mettre en avant des propositions réussies d'amélioration.

Mettre en contact direct les collaborateurs intéressés avec nos fournisseurs

Impliquer chacun dans des projets.

Donner à un opérateur qui bitche (rouspète) les moyens et le temps de travailler à la solution de son problème

Confier à certains la mission de parrainer les nouveaux venus

Donner les scores quotidiens

Demander régulièrement des comptes : on ne demande des comptes qu'aux responsables !

CREER UN « NOUS » COMMUN

....brèves réponses pour satisfaire à une curiosité très saine

Quel est le cœur des préoccupations  de C.P.E ?
Les hommes, les communautés dont ils vivent et particulièrement, leurs entreprises. Afin de dégager un art de vivre… Donner un sens à l'action commune des hommes…
  

Le fil directeur des actions préconisées ?
Créer les conditions donnant à chacun intérêt personnel à bien faire.

 A qui revient cette tâche ?
Acte de gouvernement par excellence, c’est le rôle premier des managers, patron et encadrement en tête !

 Dans quel but ?
En veillant à concilier l’intérêt personnel et l’intérêt commun, ils encouragent les comportements positifs, mobilisent les capacités, engendrent un bon service…et par voie de conséquence, des résultats pérennes.

 La mise en œuvre ?
Cette ligne de conduite guide toutes les décisions, à tous les niveaux :
- modes de gestion, processus d’information et de concertation ;
- organisations ou mises en place de structures, choix des personnes et délégation ;
-
critères et moyens  de reconnaissance,  systèmes de rémunération ;
- mise en œuvre de procédures, méthodes et outils …

 Quelle méthode pour dégager de « fil directeur » ?
Très simple : partir de l'observation des faits, de tous les  faits, sans grille d'analyse préconçue : Qu'est-ce qui marche, qu’est-ce qui ne marche pas?
Il s'agit alors, de remonter aux causes, de rechercher ce qui fonde la réussite ou conduit à l'échec ; d'où la deuxième question: Pourquoi ?
Le recoupement des faits et des causes recensés conduit à dégager quelques certitudes de bon sens. Servant de fil directeur aux personnes de l'entreprise, elles permettent de déjouer un certain nombre de pièges, d'éviter des erreurs communes, de guider réflexions et actions, de corriger les inévitables loupés.  La politique C.P.E. est une expérience transmise et enrichie, une pratique communiquée.  Elle ne peut exister que par une autorité qui l’incarne: le dirigeant. Il donne l'objectif : pour quoi, quel but ? Il donne les raisons : Pourquoi ? Enfin, il indique la manière d'y parvenir au moyen de la règle de vie de l'entreprise.

C.P.E entend transmettre à ceux qui ont la charge de faire oeuvrer les hommes ensemble, la conscience d'un “nous commun”, d'une véritable communauté de destin, d’un esprit commun[1]



[1] Noûs (νοος) en grec signifie esprit, pensée.
Nous, en français est la 1ère personne du pluriel, très peu usitée par les moitrinaires !

Plus d'articles :