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<title type="text/plain">CPE-Réseau</title>
<tagline type="text/plain">Management d&apos;entreprise :  acquérir le savoir-faire  pour donner intérêt à bien faire</tagline>
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<modified>2008-06-17T09:19:14Z</modified>
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		<title>Rémunération pousse au crime</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Leçon de management d&apos;un actionnaire :


La Société générale a du faire face à la grogne des actionnaires mardi lors de l&apos;assemblée générale annuelle du groupe. Et le moins que l&apos;on puisse dire, c&apos;est que l&apos;ambiance était tendue, tournant parfois au règlement de comptes. «Nous sommes des grognards, et bien je vais grogner», a entamé un actionnaire, dès la première intervention. Critiquant le mode de rémunération des traders dans les salles de marché, l&apos;homme a estimé que «quand on crée les conditions d&apos;un gros bonus, on abaisse le seuil d&apos;honnêteté des gens», ajoutant que si ce bonus n&apos;avait pas existé, «il ne se serait pas passé ce qui s&apos;est produit». Galvanisé par les applaudissements de la salle, l&apos;actionnaire a estimé qu&apos;au lieu d&apos;emprisonner un employé (Kerviel, ndlr), ce sont «les dirigeants qui auraient du quitter les lieux», les accusant au passage d&apos;avoir transformé la banque en «casino». (Le figaro.fr &amp;#8232;27/05/08)




  ou  de l&apos;importance du choix des critères de reconnaissance des services rendus et des modes de rémunération.
</summary>
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		<issued>2008-06-02T05:31:39Z</issued>
		<modified>2008-06-02T19:52:23Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[Leçon de management d'un actionnaire :<br />
<blockquote>
<div>La Société générale a du faire face à la grogne des actionnaires mardi lors de l'assemblée générale annuelle du groupe. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ambiance était tendue, tournant parfois au règlement de comptes. «Nous sommes des grognards, et bien je vais grogner», a entamé un actionnaire, dès la première intervention. Critiquant le mode de rémunération des traders dans les salles de marché, l'homme a estimé que «quand on crée les conditions d'un gros bonus, on abaisse le seuil d'honnêteté des gens», ajoutant que si ce bonus n'avait pas existé, «il ne se serait pas passé ce qui s'est produit». Galvanisé par les applaudissements de la salle, l'actionnaire a estimé qu'au lieu d'emprisonner un employé (Kerviel, ndlr), ce sont «les dirigeants qui auraient du quitter les lieux», les accusant au passage d'avoir transformé la banque en «casino». (Le figaro.fr &#8232;27/05/08)</div>
</blockquote>&#160;…ou&#160; de l’importance du choix des critères de reconnaissance des services rendus et des modes de rémunération.<br />]]></content>
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	<entry>
		<title>GESTION PAR LES COMPETENCES</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> A un dirigeant désireux de lancer une opération « gestion par les compétences&quot; ...

 







La mise en  uvre de la &quot;gestion par les compétences&quot; fait partie d&apos;un tout, d&apos;une politique, &quot;art de faire vivre les hommes ensemble&quot;. Il serait illusoire de vouloir l&apos;implanter sans s&apos;assurer qu&apos;un certain nombre de conditions sont remplies.





    Un changement de l&apos;état des esprits ( trop longtemps habitués aux automatismes attachés aux &quot;grilles&quot; ou à l&apos;ancienneté) est indispendsable; or, les changements dans les têtes ne s&apos;opèrent que par les changements dans les actes - faire, avant de dire



 - et tout d&apos;abord, dans ceux de la direction et de l&apos;encadrement. Quand seules les techniques, la productivité, les ratios et les résultats ont été les facteurs déterminants de l&apos;animation des hommes, un changement aussi brutal que celui introduit par la philosophie de la &quot;gestion par les compétences&quot; risque d&apos;être sans lendemain...si les pratiques ne changent pas d&apos;abord au sein du management.





    C&apos;est donc d&apos;abord la direction et l&apos;encadrement qu&apos;il faut convaincre de veiller particulièrement à la qualité de leurs modes de fonctionnement : 

    







*   en matière d&apos;informations et de communication





- qualité des explications sur le travail à fournir,





- qualité des modes de traitement des questions du personnel, 





- qualité de la prise en compte des suggestions, critiques..., 





- qualité des modes d&apos;informations  transversales,





- qualité des circuits d&apos;information générale (respect de la hiérarchie d&apos;objectifs )





*   en matière de consultation avant prise de décision





*   en matière de délégation et de définition des missions, des objectifs, des compétences requises...





Les modes opératoires incitent-ils chacun à bien remplir les missions confiées, 

à mettre en  uvre toutes ses compétences au service de l&apos;entreprise, et donc des clients ?








Les réalisations conduites dans les entreprises associées au CPE mettent en évidence qu&apos;il faut opérer un changement radical notamment dans le rôle du management

 (fonctionnel et hiérarchique), qui doit être sélectionné, géré, reconnu pour ses compétences à animer des hommes, à tirer d&apos;eux le meilleur, à créer les conditions favorables à l&apos;expression des compétences 

du personnel 

qui lui est confié. Le rôle du dirigeant est déterminant (un escalier se balaie par en haut), non seulement en affirmant sa volonté mais surtout en montrant l&apos;exemple.






Quand cet état d&apos;esprit imprègne toute l&apos;entreprise, parce que, dans les actes, chacun peut voir la ligne de conduite de l&apos;entreprise, il est possible alors, de gérer par les compétences et d&apos;introduire  les modes de reconnaissance et de sanction (évolution, promotion, rémunération personnalisées ) qui sont le point d&apos;aboutissement de cette politique. Mais avant tout la crédibilité du management doit être renforcée, puisque c&apos;est lui qui doit &quot;gérer par les compétences&quot;.






C&apos;est dire que sa mise en  uvre  est de longue haleine, difficile parce qu&apos;exigeante, et une fois engagée, sans fin. Ne pas prendre la mesure de cette réalité, c&apos;est aller au devant d&apos;un échec certain. Lancée - à grands renforts de publicité dans l&apos;entreprise - sans ces mises en garde préalables, cette politique risque d&apos;être, aux yeux du personnel &quot;un gadget patronal&quot; de plus, comme il y en a eu tant, accompagné d&apos;outils sans fondements, véritable usine à gaz qui ira à l&apos;encontre du but recherché .



</summary>
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		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/gestion-par-les-competences</id>
		<issued>2008-05-25T21:42:37Z</issued>
		<modified>2008-05-25T21:44:59Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<span style="font-size: medium; ">&#160;<span style="color: rgb(0, 0, 255); ">A un dirigeant désireux de lancer une opération «&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">gestion par les compétences" ...</i></span><i style="mso-bidi-font-style:normal">&#160;</i></span><span style="font-size: small; "><span style="font-size: small; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><br />
<br />
</i></span><span style="font-size: small; ">La mise en œuvre de la "gestion par les compétences" fait partie d'un tout, d'une politique, "art de faire vivre les hommes ensemble". Il serait illusoire de vouloir l'implanter sans s'assurer qu'un certain nombre de conditions sont remplies.</span></span>
<ul>
    <li><span style="font-size: small; ">Un <b style="mso-bidi-font-weight:normal">changement de l'état des esprits</b> ( trop longtemps habitués aux automatismes attachés aux "grilles" ou à l'ancienneté) est indispendsable; or, les changements dans les têtes ne s'opèrent que par les changements dans les actes - <span style="font-size: medium; "><i><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b style="mso-bidi-font-weight:normal">faire, avant de dire</b></span></i></span> - et tout d'abord, dans ceux de la direction et de l'encadrement. Quand seules les techniques, la productivité, les ratios et les résultats ont été les facteurs déterminants de l'animation des hommes, un changement aussi brutal que celui introduit par la philosophie de la "gestion par les compétences" risque d'être sans lendemain...si les pratiques ne changent pas d'abord au sein du management.</span><span style="font-size:14.0pt;
    mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span></li>
    <li><span style="font-size: small; ">C'est donc d'abord la direction et l'encadrement qu'il faut convaincre de veiller particulièrement à la qualité de leurs modes de fonctionnement&#160;: <br />
    </span></li>
</ul>
<span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small; "><b style="mso-bidi-font-weight:
normal">* &#160; en matière d'informations et de communication<br />
</b></span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small; ">- qualité des explications sur le travail à fournir,<br />
</span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small; ">- qualité des modes de traitement des questions du personnel, <br />
</span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small; ">- qualité de la prise en compte des suggestions, critiques..., <br />
</span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small; ">- qualité des modes d'informations&#160; transversales,<br />
</span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small; ">- qualité des circuits d'information générale (respect de la hiérarchie d'objectifs )</span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span><br />
<span style="font-size: small; "><b style="mso-bidi-font-weight:
normal">* &#160; en matière de consultation avant prise de décision</b></span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span><br />
<span style="font-size: small; "><b style="mso-bidi-font-weight:
normal">* &#160; en matière de délégation et de définition des missions, des objectifs, des compétences requises...</b></span><b style="mso-bidi-font-weight:
normal"><span style="font-size:14.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span></b><br />
<p class="MsoNormal" style="text-align: center; "><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><b style="mso-bidi-font-weight:
normal"><i style="mso-bidi-font-style:normal">Les modes opératoires incitent-ils chacun à bien remplir les missions confiées, <br />
à mettre en œuvre toutes ses compétences au service de l'entreprise, et donc des clients&#160;?</i></b></span></span><b style="mso-bidi-font-weight:
normal"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><span style="font-size: small; ">Les réalisations conduites dans les entreprises associées au CPE mettent en évidence qu'il faut opérer un changement radical notamment dans le <b><span style="color: rgb(0, 0, 255); ">rôle du management</span></b> (fonctionnel et hiérarchique), qui doit être sélectionné, géré, reconnu pour ses compétences à animer des hommes, à tirer d'eux le meilleur, à <span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b style="mso-bidi-font-weight:normal">créer les conditions favorables à l'expression des compétences</b> </span><b><span style="color: rgb(0, 0, 255); ">du personnel </span></b>qui lui est confié. Le rôle du dirigeant est déterminant (un escalier se balaie par en haut), non seulement en affirmant sa volonté mais surtout en montrant l'exemple.</span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><span style="font-size: small; ">Quand cet état d'esprit imprègne toute l'entreprise, parce que, <b style="mso-bidi-font-weight:normal">dans les actes</b>, chacun peut voir la ligne de conduite de l’entreprise, il est possible alors, de gérer par les compétences et d'introduire&#160; les modes de reconnaissance et de sanction (évolution, promotion, rémunération personnalisées ) qui sont le point d'aboutissement de cette politique. Mais <b style="mso-bidi-font-weight:normal">avant tout la crédibilité du management doit être renforcée</b>, puisque c'est lui qui doit "gérer par les compétences".</span><span style="font-size:14.0pt;
mso-bidi-font-size:12.0pt"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align:justify"><span style="font-size: small; ">C'est dire que sa mise en œuvre&#160; est de longue haleine, difficile parce qu'exigeante, et une fois engagée, sans fin. Ne pas prendre la mesure de cette réalité, c'est aller au devant d'un échec certain. Lancée - à grands renforts de publicité dans l'entreprise - sans ces mises en garde préalables, cette politique risque d'être, aux yeux du personnel "un gadget patronal" de plus, comme il y en a eu tant, accompagné d'outils sans fondements, véritable usine à gaz qui ira à l'encontre du but recherché .</span></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>TRAVAIL EN ÉQUIPE</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Conditions d&apos;efficacité









Le but du travail en équipe est de résoudre une question, d&apos;atteindre un résultat objectif. 

Il n&apos;est pas de transformer des mentalités ou des comportements, de motiver les participants.

 Il est fécond dans la mesure où sont respectées quelques conditions fondamentales :



   *   un but commun

, un intérêt partagé

 pour le même objectif à atteindre, et qui détermine la composition du groupe et la méthode de travail;

   *   des participants aux compétences et expériences 

diverses, donc complémentaires



;

   *   la responsabilité 



:

 les participants devront d&apos;une manière ou d&apos;une autre supporter les conséquences positives et négatives du travail effectué au sein du groupe et des réalisations qui s&apos;ensuivront;     
   *   la référence

 à des procédés opératoires communs, à une même règle du jeu, à de mêmes modes de fonctionnement.



A ces conditions de base, le travail d&apos;équipe permet d&apos;atteindre l&apos;objectif poursuivi, règlement d&apos;une difficulté, solution à un problème...

On sait par ailleurs que cette pratique valorise fortement ceux qui y participent, 

enrichit les expériences et les connaissances, 

développe le sens des vraies solidarités, 

renforce le sentiment d&apos;un &quot;NOUS COMMUN&quot;.

Ce sont là des fruits du travail d&apos;&apos;équipe. Ce ne doit pas en être le but : ce serait de la manipulation.</summary>
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		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/travail-en-equipe</id>
		<issued>2008-05-22T17:44:34Z</issued>
		<modified>2008-05-25T21:48:21Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: larger; "><span class="Apple-style-span" style="font-family: 'Lucida Grande'; white-space: pre; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px; ">Conditions d'efficacité</span></span></span><br />
<br />
<i>Le but du travail en équipe est de résoudre une question, d'atteindre un résultat objectif. <br />
Il n'est pas de transformer des mentalités ou des comportements, de motiver les participants.</i><br />
&#160;Il est fécond dans la mesure où sont respectées quelques conditions fondamentales&#160;:<br />
<br />
&#160;&#160; * &#160; un <span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b>but commun</b></span>, un <span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b>intérêt partagé</b></span> pour le même objectif à atteindre, et qui <i>détermine la composition</i> <i>du groupe</i> et l<i>a méthode de travail</i>;<br />
&#160;&#160; * &#160; des participants aux&#160;<span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b>compétences et</b>&#160;<b>expériences</b> </span>diverses, donc&#160;<span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; ">complémentaires</span></span>;<br />
&#160;&#160; * &#160; la <span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b>r</b><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; ">esponsabilité </span></span><span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold; ">:</span>&#160;les participants devront d'une manière ou d'une autre supporter les conséquences positives et négatives du travail effectué au sein du groupe et des réalisations qui s'ensuivront;&#160;&#160; &#160;&#160;<br type="_moz" />
&#160;&#160; * &#160; la <span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b>référence</b></span> à des procédés opératoires communs, à une même règle du jeu, à de mêmes modes de fonctionnement.<br />
<br />
A ces conditions de base, le travail d'équipe permet d'atteindre l'objectif poursuivi, règlement d'une difficulté, solution à un problème...<br />
On sait par ailleurs que cette pratique valorise fortement ceux qui y participent, <br />
enrichit les expériences et les connaissances, <br />
développe le sens des vraies solidarités, <br />
renforce le sentiment d'un "NOUS COMMUN".<br />
Ce sont là des fruits du travail d''équipe.&#160;Ce ne doit pas en être le but&#160;: ce serait de la manipulation.]]></content>
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	<entry>
		<title>MANAGEMENT BALADEUR</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">                 Dans cette entreprise de 2400 personnes, en 6 usines, le directeur général, actionnaire familial, est un fervent du management « baladeur ». Il va et vient d&apos;une usine à l&apos;autre, consacrant beaucoup de temps à observer, questionner, écouter les uns et les autres ; son encadrement, opérationnel et fonctionnel, est l&apos;objet tout particulier de son attention. La pratique est dangereuse dans la mesure où elle multiplie les occasions de courts-circuits. Mais son souci de respecter le domaine de responsabilité de chacun lui évite bien des dérapages, dont tout le monde sait, d&apos;expérience, l&apos;effet démobilisateur sur le moral.

    Ainsi,  

arrivant dans un atelier ou un service, sa première préoccupation est de rencontrer le patron du secteur. Si il ne l&apos;aperçoit pas, il s&apos;adresse aux premières personnes rencontrées :



-                                         -  





Savez-vous où est  Mr Delacharge 


-                                         -  





Il était là  

il y a quelques instants, mais 


-                                         - 





Quand vous le verrez, merci de lui dire que je suis venu chez lui

, parce que j&apos;ai quelque chose à voir 


Cette simple petite phrase, de la part du patron-propriétaire, est un acte parlant

 pour le personnel.



    Quand, de plus, le souci de ne pas mettre en porte à faux le conduit à renvoyer son interlocuteur vers son responsable direct :



-                                           - 





Je prends bonne note de votre question, mais voyez cela avec votre chef, il est mieux à même de traiter la question 



    Quand ce même responsable direct est doté de pouvoirs lui permettant de répondre aux préoccupations de son personnel 



alors, ne se pose pas la question de la crédibilité du management, de savoir où se prennent les décisions concernant le personnel.



    Enfin, quand les représentants du personnel ou des syndicats, en raison de leur mandat, circulent dans l&apos;entreprise, point n&apos;est besoin d&apos;évoquer les bons de délégation et autres formalités légales et bureaucratiques. La conversation se situe au niveau de la courtoise civilité :



-                                             - 





Je suis le patron, vous êtes représentants des salariés. A ces titres, nous avons en  

commun de devoir montrer l&apos;exemple. Vous remarquerez que quand je vais ici ou là, je m&apos;adresse toujours au responsable local, par respect pour sa fonction mais aussi pour des raisons d&apos;efficacité, de sécurité. Je veux savoir si je ne risque pas de perturber le travail des uns des autres. Je vous demande d&apos;en faire autant.


Les comportements des dirigeants, quels qu&apos;ils soient, instituent des règles, des pratiques qui façonnent l&apos;entreprise, comme toute institution le fait sur ses membres

.


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/management-baladeur"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/management-baladeur</id>
		<issued>2008-05-19T17:43:56Z</issued>
		<modified>2008-05-25T21:46:19Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[&#160;&#160;&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;Dans cette entreprise de 2400 personnes, en 6 usines, le directeur général, actionnaire familial, est un fervent du management «&#160;baladeur&#160;». Il va et vient d’une usine à l’autre, consacrant beaucoup de temps à observer, questionner, écouter les uns et les autres&#160;; son encadrement, opérationnel et fonctionnel, est l’objet tout particulier de son attention. La pratique est dangereuse dans la mesure où elle multiplie les occasions de courts-circuits. Mais son souci de respecter le domaine de responsabilité de chacun lui évite bien des dérapages, dont tout le monde sait, d’expérience, l’effet démobilisateur sur le moral.
<ul>
    <li>Ainsi,<span style="mso-spacerun: yes">&#160; </span>arrivant dans un atelier ou un service, sa première préoccupation est de rencontrer le patron du secteur.&#160;Si il ne l’aperçoit pas, il s’adresse aux premières personnes rencontrées&#160;:</li>
</ul>
<p class="MsoListParagraphCxSpFirst" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo2"><span style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-fareast-font-family:Cambria;
mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria"><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; - &#160;</span></span></span>Savez-vous où est &#160;Mr Delacharge&#160;</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpMiddle" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l0 level1 lfo2"><span style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-fareast-font-family:Cambria;
mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria"><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; - &#160;</span></span></span>Il était là<span style="mso-spacerun:
yes">&#160; </span>il y a quelques instants, mais…</p>
<p class="MsoListParagraphCxSpLast" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l1 level1 lfo1"><span style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-fareast-font-family:Cambria;
mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria"><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; -&#160;</span></span></span>Quand vous le verrez, merci de lui dire que je suis venu <span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b style="mso-bidi-font-weight:normal">chez lui</b></span>, parce que j’ai quelque chose à voir…</p>
<p class="MsoNormal">Cette simple petite phrase, de la part du patron-propriétaire, est un <span style="color: rgb(0, 0, 255); ">acte parlant</span> pour le personnel.</p>
<ul>
    <li>Quand, de plus, le souci de ne pas mettre en porte à faux le conduit à renvoyer son interlocuteur vers son responsable direct&#160;:</li>
</ul>
<p class="MsoListParagraph" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l1 level1 lfo1"><span style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-fareast-font-family:Cambria;
mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria"><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; -&#160;</span></span></span>Je prends bonne note de votre question, mais voyez cela avec votre chef, il est mieux à même de traiter la question…</p>
<ul>
    <li>Quand ce même responsable direct est doté de pouvoirs lui permettant de répondre aux préoccupations de son personnel…</li>
</ul>
<p class="MsoNormal"><i>alors, ne se pose pas la question de la crédibilité du management, de savoir où se prennent les décisions concernant le personnel</i>.</p>
<ul>
    <li>Enfin, quand les représentants du personnel ou des syndicats, en raison de leur mandat, circulent dans l’entreprise, point n’est besoin d’évoquer les bons de délégation et autres formalités légales et bureaucratiques. La conversation se situe au niveau de la courtoise civilité&#160;:</li>
</ul>
<p class="MsoListParagraph" style="text-indent:-18.0pt;mso-list:l1 level1 lfo1"><span style="mso-ascii-font-family:Cambria;mso-fareast-font-family:Cambria;
mso-hansi-font-family:Cambria;mso-bidi-font-family:Cambria"><span style="mso-list:Ignore">-<span style="font:7.0pt &quot;Times New Roman&quot;">&#160;&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; -&#160;</span></span></span>Je suis le patron, vous êtes représentants des salariés. A ces titres, nous avons en <span style="mso-spacerun:
yes">&#160;</span>commun de devoir montrer l’exemple. Vous remarquerez que quand je vais ici ou là, je m’adresse toujours au responsable local, par respect pour sa fonction mais aussi pour des raisons d’efficacité, de sécurité. Je veux savoir si je ne risque pas de perturber le travail des uns des autres. Je vous demande d’en faire autant.</p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: rgb(0, 0, 255); ">Les comportements des dirigeants, quels qu’ils soient, instituent des règles, des pratiques qui façonnent l’entreprise, comme toute institution le fait sur ses membres</span>.</p>
<!--EndFragment-->]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>A l&apos;ÉCOUTE DU TERRAIN...</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> Ayant consacré vingt années à l&apos;investigation des méthodes métallurgiques d&apos;Europe, j&apos;ai souvent constaté que les ouvriers d&apos;élite... aperçoivent nettement les réactions chimiques encore ignorées des savants...

J&apos;ai même parfois rencontré chez de simples ouvriers une perception très nette des phénomènes physiques et chimiques qui restaient inconnus dans l&apos;enseignement professionnel...

Amené dans toutes les usines métallurgiques de l&apos;Europe par le besoin d&apos;apprendre mon métier de professeur, j&apos;ai vu avec étonnement que les vrais éléments de l&apos;art restaient souvent inconnus des chefs préposés à l&apos;administration des ateliers.

Dans la plupart des cas, je ne pouvais utilement réclamer que la permission de me mettre à l&apos;école des ouvriers...

On rend donc un mauvais service aux arts usuels et libéraux, comme aux personnes qui les cultivent, en retardant l&apos;époque de l&apos;apprentissage pour prolonger la durée des études scolaires.



Frédéric Le Play (1806-1882) in La réforme sociale

Economiste et sociologue, auteur de nombreuses enquêtes et monographies sur le monde industriel

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/a-l-ecoute-du-terrain"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/a-l-ecoute-du-terrain</id>
		<issued>2008-05-14T07:51:24Z</issued>
		<modified>2008-05-13T17:42:44Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[&#160;Ayant consacré vingt années à l'investigation des méthodes métallurgiques d'Europe, j'ai souvent constaté que les ouvriers d'élite... aperçoivent nettement les réactions chimiques encore ignorées des savants...<br />
J'ai même parfois rencontré chez de simples ouvriers une perception très nette des phénomènes physiques et chimiques qui restaient inconnus dans l'enseignement professionnel...<br />
Amené dans toutes les usines métallurgiques de l'Europe par le besoin d'apprendre mon métier de professeur, j'ai vu avec étonnement que les vrais éléments de l'art restaient souvent inconnus des chefs préposés à l'administration des ateliers.<br />
Dans la plupart des cas, je ne pouvais utilement réclamer que la permission de me mettre à l'école des ouvriers...<br />
<b>On rend donc un mauvais service</b> aux arts usuels et libéraux, comme aux personnes qui les cultivent, <b>en retardant l'époque de l'apprentissage</b> pour prolonger la durée des études scolaires.<br />
<br />
Frédéric Le Play (1806-1882) in <i>La réforme sociale<br />
</i><span style="font-size: small; "><i>Economiste et sociologue, auteur de nombreuses enquêtes et monographies sur le monde industriel</i></span>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>PATRON-PATRON, PATRON-MANAGER</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Quelques extraits de l&apos;entretien paru sur le site de Valeur Actuelles (www.valeursactuelles.fr)

 



(...)Rencontrer ce genre de chef d&apos;entreprise doué de franc-parler, c&apos;est comprendre ce qui peut séparer le  patron-patron du  patron-manager . 

Qu&apos;il ait lui-même créé sa société ou qu&apos;il ait repris le flambeau familial, le patron-patron a fait un choix aussi personnel que professionnel : il gère sa propre entreprise en y assumant tous les risques ; il ne vit et n&apos;envisage de vivre que pour elle seule  et d&apos;elle seule ! 





Pour sa part, le patron-manager est certes soucieux, lui aussi, de la réussite de l&apos;entreprise qu&apos;il dirige à titre  provisoire ! Il sait n&apos;être que de passage  S&apos;il échoue, il disparaît. S&apos;il réussit, il sera prêt, tout au long de sa carrière, à quitter la société qu&apos;il dirige pour honorer les promotions qui lui seront proposées par des actionnaires d&apos;autres sociétés, dans d&apos;autres régions, dans d&apos;autres pays et dans d&apos;autres secteurs. 





( )On se dit qu&apos;il doit être difficile d&apos;échapper à la tentation paternaliste lorsque l&apos;on préside une affaire familiale. À la réflexion, les emplois devraient cependant être moins menacés quand les décideurs sont des permanents enracinés dans l&apos;entreprise que lorsqu&apos;ils y sont en transit 








 

&amp;#8232;                                                               



Quels sont, vis-à-vis de son entreprise, les sentiments d&apos;un patron qui en est non seulement le manager mais le propriétaire ?



 



Je pense éprouver les mêmes sentiments que mes modèles, les Bouygues, Bic, Decaux, Fabre, Mérieux, Dassault, Bolloré, Michelin  Si ces chefs d&apos;entreprise ont résisté aux guerres industrielles et à la fiscalité, c&apos;est qu&apos;ils se sentent  chromosomiquement  responsables à la fois du passé, du présent et de l&apos;avenir de leur entreprise. Bien sûr qu&apos;ils se savent remplaçables   et je les comprends !  , mais ils ne peuvent pas démissionner. Ni même l&apos;envisager ! Personnellement, je me sens plusieurs fois responsable. Premièrement, parce que je suis le fils de mon père. Deuxièmement, parce que j&apos;ai hérité d&apos;une société que je veux transmettre. Et troisièmement, parce que la totalité de mon capital est dans cette entreprise. Vous l&apos;avez compris : mon entreprise, c&apos;est ma vie. 




 



Avez-vous imaginé Plastic Omnium sans vous ?







  

Mais oui ! ( ) J&apos;ai la chance de pouvoir compter sur des équipes internes qui pourront diriger et sur une famille qui conservera le contrôle majoritaire de l&apos;entreprise. Après mon père et mon frère, je suis le maillon d&apos;une chaîne. Je n&apos;abandonnerai jamais Plastic Omnium, ni personnellement ni financièrement. Ce serait rompre un maillon de cette chaîne. Un jour, comme l&apos;on fait avant moi mon père et mon frère, j&apos;aurai un successeur. Mais comme eux, je continuerai à servir l&apos;entreprise. Je serai toujours dans Plastic Omnium, qui a toujours grandi sur quelques principes : contrôle majoritaire familial, indépendance financière, innovation et internationalisation. Sans compter beaucoup de travail, de la sueur et des larmes, quelques désillusions aussi, je l&apos;avoue  et un peu de chance ! 




 



Quelle est votre règle de conduite ? 







Mon éthique, c&apos;est celle qui m&apos;a été transmise par ma grand-mère : respecte toujours les dix commandements !




 


</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/patron-patron-patron-manager"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/patron-patron-patron-manager</id>
		<issued>2008-05-10T18:41:31Z</issued>
		<modified>2008-05-25T21:55:12Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[Quelques extraits de l'entretien paru sur le site de Valeur Actuelles (www.valeursactuelles.fr)<br />
<span style="font-size:1.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:
Arial;color:#333333"><o:p><span style="font-size: small; ">&#160;</span></o:p></span><span style="font-size: small; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51); ">(...)Rencontrer ce genre de chef d’entreprise doué de franc-parler, c’est comprendre ce qui peut séparer le “patron-patron”du “patron-manager”.&#160;</span></i><span style="font-size: small; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51); ">Qu’il ait lui-même créé sa société ou qu’il ait repris le flambeau familial, le patron-patron a fait un choix aussi personnel que professionnel&#160;: il gère sa propre entreprise en y assumant tous les risques&#160;; il ne vit et n’envisage de vivre que pour elle seule… et d’elle seule&#160;!&#160;</span></i></span><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:
12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:Arial;color:#333333"><o:p></o:p></span></i><span style="font-size: small; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51); ">Pour sa part, le patron-manager est certes soucieux, lui aussi, de la réussite de l’entreprise qu’il dirige à titre… provisoire&#160;! Il sait n’être que de passage… S’il échoue, il disparaît. S’il réussit, il sera prêt, tout au long de sa carrière, à quitter la société qu’il dirige pour honorer les promotions qui lui seront proposées par des actionnaires d’autres sociétés, dans d’autres régions, dans d’autres pays et dans d’autres secteurs.&#160;</span></i></span><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:
12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:Arial;color:#333333"><o:p></o:p></span></i><span style="font-size: small; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-family: Arial; color: rgb(51, 51, 51); ">(…)On se dit qu’il doit être difficile d’échapper à la tentation paternaliste lorsque l’on préside une affaire familiale. À la réflexion, les emplois devraient cependant être moins menacés quand les décideurs sont des permanents enracinés dans l’entreprise que lorsqu’ils y sont en transit…</span></i></span><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:
12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:Arial;color:#333333"><o:p></o:p></span></i></span>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: justify; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:
12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:Arial;color:#333333">&#160;</span></i><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:
12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:Arial;color:#333333">&#8232; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;<span style="color: rgb(0, 0, 255); ">&#160;</span><b><o:p></o:p></b></span><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; ">Quels sont, vis-à-vis de son entreprise, les sentiments d’un patron qui en est non seulement le manager mais le propriétaire&#160;?</span></b></span><b><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:
Arial;color:#333333"> <br />
<o:p></o:p></span></b><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:
Arial;color:#333333">Je pense éprouver les mêmes sentiments que mes modèles, les Bouygues, Bic, Decaux, Fabre, Mérieux, Dassault, Bolloré, Michelin… Si ces chefs d’entreprise ont résisté aux guerres industrielles et à la fiscalité, c’est qu’ils se sentent “chromosomiquement” <i style="mso-bidi-font-style:normal">responsables à la fois du passé, du présent et de l’avenir</i> de leur entreprise. Bien sûr qu’ils se savent remplaçables – et je les comprends&#160;! –, mais ils ne peuvent pas démissionner. Ni même l’envisager&#160;! Personnellement<i style="mso-bidi-font-style:
normal">, je me sens plusieurs fois responsable</i>. Premièrement, parce que je suis le fils de mon père. Deuxièmement, parce que j’ai hérité d’une société que je veux transmettre. Et troisièmement, parce que la totalité de mon capital est dans cette entreprise. Vous l’avez compris&#160;: mon entreprise, c’est ma vie. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: right; "><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:
Arial;color:#333333"><o:p><span style="color: rgb(0, 0, 255); ">&#160;</span></o:p></span><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; ">Avez-vous imaginé Plastic Omnium sans vous&#160;?</span></b></span><b><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:
Arial;color:#333333"><br />
</span></b><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:
Arial;color:#333333">  </span><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:
Arial;color:#333333">Mais oui&#160;! (…) J’ai la chance de pouvoir compter sur des équipes internes qui pourront diriger et sur une famille qui conservera le contrôle majoritaire de l’entreprise. Après mon père et mon frère, <i style="mso-bidi-font-style:
normal">je suis le maillon d’une chaîne</i>. Je n’abandonnerai jamais Plastic Omnium, ni personnellement ni financièrement. Ce serait rompre un maillon de cette chaîne. Un jour, comme l’on fait avant moi mon père et mon frère, j’aurai un successeur. Mais comme eux, <i style="mso-bidi-font-style:normal">je continuerai à servir l’entreprise</i>. Je serai toujours dans Plastic Omnium, qui a toujours grandi sur quelques principes&#160;: contrôle majoritaire familial, indépendance financière, innovation et internationalisation. Sans compter beaucoup de travail, de la sueur et des larmes, quelques désillusions aussi, je l’avoue… et un peu de chance&#160;! <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin-bottom: 0.0001pt; text-align: right; "><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;font-family:Arial;mso-bidi-font-family:
Arial;color:#333333"><o:p><span style="color: rgb(0, 0, 255); ">&#160;</span></o:p></span><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><b><span style="font-size: 11pt; font-family: Arial; ">Quelle est votre règle de conduite&#160;? </span></b></span><b><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;
font-family:Arial;mso-bidi-font-family:Arial;color:#333333"><br />
</span></b><span style="font-size:11.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt;
font-family:Arial;mso-bidi-font-family:Arial;color:#333333">Mon éthique, c’est celle qui m’a été transmise par ma grand-mère&#160;: respecte toujours les dix commandements&#160;!</span></p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p></p>
<!--EndFragment-->]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title> DIRIGER &amp; SERVIR </title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Les 27ème assises nationales des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens se sont tenues à Marseille du 28 au30 mars. Le thème en était « Diriger et servir ». 

Selon l  invitation,  ce thème devait conduire les participants à réfléchir  sur leur comportement de dirigeants   davantage que sur leurs actions   à la lumière de l&apos;Evangile et de la pensé

e économique et sociale chrétienne. 

Cette distinction subtile laisse un peu pensif ! 

De fait, l&apos;expérience montre qu&apos;il n&apos;y a pas lieu de distinguer : 











    les managers par la seule place qu&apos;ils occupent, et donc par leurs façons personnelles d&apos;agir et de se comporter, exercent une influence déterminante sur la communauté dont ils ont la charge ;

    mais au delà de leur personnalité, de leurs qualités ou défauts, il y a les orientations qu&apos;ils prennent, les règles du jeu qui ont cours, les modes opératoires mis en  uvre. Et de tout cela, ils sont les premiers décisionnaires.



 Les documents préparatoires à ces journées posaient quelques bonnes questions : Quelles institutions formelles ai-je ou non favorisées, pour mieux diriger ? Quelle équité, quelle éthique dans mes pratiques.  



Il y a des entreprises qui &quot;élèvent&quot; les hommes. 

Elles ne se distinguent pas des autres par le rassemblement en leur sein d&apos;êtres d&apos;exception. Tout au plus se caractérisent-elles par la tâche prioritaire que se sont donnée leurs dirigeants : 











    mettre en place des modes de fonctionnement tels que les personnes soient en situation de donner le meilleur d&apos;elles-mêmes, de s&apos;améliorer, aient  intérêt à progresser;

    







    la règle du jeu y est telle qu&apos;elle favorise un art de bien vivre ensemble;

    







    connue de tous, expliquée, elle s&apos;impose à tous, dirigeants et collaborateurs;

    







    elle est la boussole commune qui permet d&apos;avancer et de corriger les écarts, de se rappeler à l&apos;ordre. 

    

















Il y a donc lieu de distinguer l&apos;institution entreprise des hommes qui l&apos;animent. Car  dès lors qu&apos;une institution existe, elle tend à produire toutes ses conséquences&apos;.



















[1]












 







 Instituer : là se situe le rôle majeur des dirigeants. 








Cela exige une  claire compréhension des ressorts des motivations humaines et une philosophie du management qui s&apos;incarnent dans les principes de vie commune animant l&apos;entreprise. 

L&apos;absence de réflexion, la  non prise en compte de toutes les réalités en cause, conduisent à des entreprises où les règles du jeu, officielles ou officieuses mais pratiquées, engendrent repli sur soi, méfiance et individualisme égoïste ; où sont encouragés la médiocrité et le développement, sinon la naissance de défauts et de vices ; où organisation, procédures, règlements et normes étouffent toute initiative, tout pouvoir, toute autonomie ; où conscience professionnelle, souci du travail bien fait ont été écartés au profit de contrôles a priori ; où les systèmes de reconnaissance, les grilles de salaires et classifications ont ignoré délibérément le mérite personnel et la qualité des services rendus. 



Certes, la finalité de l&apos;entreprise, c&apos;est le service rendu aux clients.  Mais la qualité du service est directement dépendante de la manière dont le personnel est  servi&apos;. Tout dirigeant doit faire en sorte que son entreprise favorise la croissance professionnelle, intellectuelle, morale et spirituelle de ceux qui la fréquentent ; sinon elle est  un obstacle à leur valorisation. Les réponses à ces préoccupations conditionnent la fécondité de l&apos;entreprise dans la durée. Dans une entreprise mal gouvernée, l&apos;employé, pauvrement servi, servira pauvrement.  






 




[1]





  

Paul Boncour










</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/diriger-servir"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/diriger-servir</id>
		<issued>2008-05-09T18:36:05Z</issued>
		<modified>2008-05-25T21:50:48Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<p><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; ">Les 27<sup>ème</sup> assises nationales des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens se sont tenues à Marseille du 28 au30 mars. Le thème en était «&#160;Diriger et servir&#160;». <br />
Selon l&#160;‘invitation, &#160;ce thème devait conduire les participants<span style="font-size: small; ">&#160;<i style="mso-bidi-font-style:normal">à réfléchir&#160; sur leur comportement de dirigeants – davantage que sur leurs actions&#160;– à la lumière de l’Evangile et de la pensé</i></span><i style="mso-bidi-font-style:normal">e économique et sociale chrétienne</i>. <br />
Cette distinction subtile laisse un peu pensif&#160;! <br />
De fait, l’expérience montre qu’il n’y a pas lieu de distinguer&#160;: <br />
</span></span></span></p>
<ul>
    <li>les managers par la seule place qu’ils occupent, et donc par leurs façons personnelles d’agir et de se comporter, exercent une influence déterminante sur la communauté dont ils ont la charge&#160;;</li>
    <li>mais au delà de leur personnalité, de leurs qualités ou défauts, il y a les orientations qu’ils prennent, les règles du jeu qui ont cours, les modes opératoires mis en œuvre. Et de tout cela, ils sont les premiers décisionnaires.</li>
</ul>
<p><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; "> Les documents préparatoires à ces journées posaient quelques bonnes questions&#160;:<i style="mso-bidi-font-style:normal"> </i><i style="mso-bidi-font-style:normal">Quelles institutions formelles ai-je ou non favorisées, pour mieux diriger&#160;? Quelle équité, quelle éthique dans mes pratiques.&#160;</i> <br />
<br />
<b>Il y a des entreprises qui "élèvent" les hommes</b>. <br />
Elles ne se distinguent pas des autres par le rassemblement en leur sein d’êtres d’exception. Tout au plus se caractérisent-elles par la tâche prioritaire que se sont donnée leurs dirigeants&#160;: <br />
</span></span></span></p>
<ul>
    <li><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; ">mettre en place des modes de fonctionnement tels que les personnes soient en situation de donner le meilleur d’elles-mêmes, de s’améliorer, aient&#160; intérêt à progresser;<br />
    </span></span></span></li>
    <li><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; ">la règle du jeu y est telle qu’elle favorise un art de bien vivre ensemble;<br />
    </span></span></span></li>
    <li><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; ">connue de tous, expliquée, elle s’impose à tous, dirigeants et collaborateurs;<br />
    </span></span></span></li>
    <li><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; ">elle est la boussole commune qui permet d’avancer et de corriger les écarts, de se rappeler à l’ordre. <br />
    </span></span></span></li>
</ul>
<span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; "><br />
</span></span></span><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; ">Il y a donc lieu de distinguer l’institution entreprise des hommes qui l’animent. Car ‘<i style="mso-bidi-font-style:normal">dès lors qu’une institution existe, elle tend à produire toutes ses conséquences’.</i></span></span></span><span style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:9.0pt;font-family:Arial"><i style="mso-bidi-font-style:normal"><a style="mso-footnote-id:ftn" name="_ftnref" title="" href="#_ftn1"></a></i></span><span style="font-family: Tahoma; "><span style="font-size: 8pt; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><a style="mso-footnote-id:ftn" name="_ftnref" title="" href="#_ftn1"></a></i></span></span><span style="font-size: smaller; "><span style="font-family: Tahoma; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><a style="mso-footnote-id:ftn" name="_ftnref" title="" href="#_ftn1"></a></i></span></span><span style="font-size: medium; "><span style="font-family: Tahoma; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><a style="mso-footnote-id:ftn" name="_ftnref" title="" href="#_ftn1"></a></i></span></span><span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: medium; "><span style="font-family: Tahoma; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><a style="mso-footnote-id:ftn" name="_ftnref" title="" href="#_ftn1"><span style="font-size: small; "><span class="MsoFootnoteReference">[1]<br />
</span></span></a></i></span></span></span><br type="_moz" />
<span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: medium; "><span style="font-family: Tahoma; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"><a style="mso-footnote-id:ftn" name="_ftnref" title="" href="#_ftn1"><span style="font-size: small; "><span class="MsoFootnoteReference"> </span></span></a></i></span></span><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; "><i style="mso-bidi-font-style:normal"> </i><b>Instituer&#160;: là se situe le rôle majeur des dirigeants.</b> </span></span></span><br type="_moz" />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255); "><span style="font-size: small; "><span style="font-family: Tahoma; ">Cela exige une&#160; claire compréhension des ressorts des motivations humaines et une philosophie du management qui s’incarnent dans les principes de vie commune animant l’entreprise. <br />
L’absence de réflexion, la&#160; non prise en compte de toutes les réalités en cause, conduisent à des entreprises où les règles du jeu, officielles ou officieuses mais pratiquées, engendrent repli sur soi, méfiance et individualisme égoïste&#160;; où sont encouragés la médiocrité et le développement, sinon la naissance de défauts et de vices&#160;; où organisation, procédures, règlements et normes étouffent toute initiative, tout pouvoir, toute autonomie&#160;; où conscience professionnelle, souci du travail bien fait ont été écartés au profit de contrôles a priori&#160;; où les systèmes de reconnaissance, les grilles de salaires et classifications ont ignoré délibérément le mérite personnel et la qualité des services rendus. <br />
<br />
Certes, la finalité de l’entreprise, c’est le <i><b>service rendu aux clients</b></i>. &#160;Mais la qualité du service est directement dépendante de la manière dont le personnel est ‘servi’. Tout dirigeant doit faire en sorte que son entreprise favorise la croissance professionnelle, intellectuelle, morale et spirituelle de ceux qui la fréquentent&#160;; sinon elle est&#160; un obstacle à leur valorisation. Les réponses à ces préoccupations conditionnent la fécondité de l’entreprise dans la durée. Dans une entreprise mal gouvernée, l’employé, pauvrement servi, servira pauvrement. &#160;<!--StartFragment--></span></span></span><br type="_moz" />
<p>&#160;</p>
<div style="mso-element:footnote-list"><hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="mso-element:footnote" id="ftn">
<p class="MsoFootnoteText"><a style="mso-footnote-id:ftn" name="_ftn1" title="" href="#_ftnref"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size:
8.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt"><span style="mso-special-character:footnote">[1]</span></span></span></a><span style="font-size:8.0pt;mso-bidi-font-size:12.0pt"><span style="mso-spacerun:
yes">&#160; </span>Paul Boncour<o:p></o:p></span></p>
</div>
</div>
<!--EndFragment-->]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>Ne pas rater son entrée dans la vie professionnelle</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">propos recueillis lors d&apos;une causerie avec des étudiants












Venus pour une causerie sur le thème 






 Comment ne pas rater son entrée dans la vie professionnelle ?&apos;,


ces jeunes gens furent très surpris d&apos;entendre le conférencier les féliciter de l&apos;important héritage qu&apos;ils avaient reçu ! Comme tout homme qui dès sa naissance, dispose d&apos;un immense capital accumulé au cours des générations, sans avoir rien mérité. Sa vie durant, il va y puiser biens  

matériels et surtout immatériels. De ce fait, il est  

redevable, chargé d&apos;obligations envers la société qui l&apos;accueille. Et c&apos;est  aux débiteurs que notre conférencier s&apos;adressa. Car la dette est longue à purger. Une vie n&apos;y suffit pas. L&apos;héritier y parvient en partie, pour peu qu&apos;il participe activement à la vie commune, contribue aux progrès réalisés et  

transmette ce qu&apos;il a lui même reçu. 

Le ton de l&apos;entretien était donné.










Un immense capital 

matériel et immatériel

mis à disposition














Dès le premier jour, alors qu&apos;il n&apos;a contribué en rien à l&apos;existence de l&apos;entreprise, qu&apos;il n&apos;a apporté aucune pierre à l&apos;édifice, le nouvel arrivant est invité à exploiter  

ce patrimoine ; il se voit octroyer des prérogatives : poste, salaire, pouvoirs ; des moyens sont mis à sa disposition : outil de travail,  

savoir-faire...Et il n&apos;a encore rien fait! La seule attitude devrait être d&apos;observer, d&apos;écouter, de chercher à comprendre. Pour, enrichir peu à peu, selon ses talents, cette communauté qui, jusqu&apos;alors, n&apos;a pas eu besoin de lui pour vivre et se développer.




Cela exige, il est vrai, d&apos;être sorti de l&apos;état inconscient de l&apos;enfant qui vient de naître : il ne peut réaliser, lui, ce dont il bénéficie. Seule l&apos;éducation lui fera prendre conscience de cet état d&apos;héritier et de débiteur.




Le jeune embauché qui entame sa vie professionnelle en commençant  

par revendiquer &quot;ses&quot; droits devrait, au vu de tels constats, faire preuve de plus de bon sens et d&apos;humilité. Tout comme le nouvel arrivant dans le service qui n&apos;a que propos ironiques et critiques sur ce qu&apos;il voit. Et celui qui &quot;se garde pour lui&quot; tours de main et savoir...

Ou encore ces &quot;managers&quot; qui, à peine débarqués, s&apos;empressent de tout chambouler sans aucune considération pour  

ce qui a été fait avant eux.




Bon sens, 

humilité et respect 














Une entreprise, comme toute communauté qui fait vivre des hommes, devrait inspirer le respect, quelles que soient les erreurs commises par les prédécesseurs. Elle existe : des clients ont été conquis et conservés, des produits mis au point, un savoir faire acquis, des méthodes peaufinées, des difficultés surmontées... Les efforts, voire les sacrifices, de plusieurs générations souvent, ont contribué à façonner un héritage dont la valeur n&apos;apparaît pas au premier coup d&apos; il. 



Avant de critiquer, réformer,  

réorganiser,  

restructurer, découper,  

recentrer, dégraisser...- opérations, certes peut être nécessaires - il conviendrait de manifester plus de respect pour ceux qui ont fait et qui font cette communauté. Elle est le fruit de leur labeur, et leur &quot;nourriture&quot;. Pour cela, une entreprise doit inspirer le respect. Ce qui ne veut pas dire taire et cacher les erreurs ou les fautes, mais recenser ce qui est bon, tirer les leçons des faux pas afin de réaliser de nouveaux progrès. Ainsi s&apos;entretient et se développe le capital à transmettre.




Parlant de certains &quot;diplômés&quot;, Robert Townsend, ancien président de AVIS, notait : &quot; Il manque à cette élite la plupart des qualités indispensables au succès : l&apos;humilité, le respect de ceux qui luttent sur le terrain, une connaissance réelle de la nature des affaires et des gens &quot;.




Autant de qualités qui résument ce qu&apos;on nommait autrefois &quot;le devoir de piété&quot;. 




 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/ne-pas-rater-son-entree-dans-la-vie-professionnelle"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/ne-pas-rater-son-entree-dans-la-vie-professionnelle</id>
		<issued>2008-02-26T11:12:51Z</issued>
		<modified>2008-02-26T11:13:02Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<span style="font-size: medium;"><i><span style="font-family: Tahoma;"><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">propos recueillis lors d'une causerie avec des étudiants</span></b></span></i></span><br />
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;"><o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;">Venus pour une causerie sur le thème <br />
</span></p>
<p style="text-align: center;" class="MsoNormal">‘<b>Comment ne pas rater son entrée dans la vie professionnelle&#160;?</b>’,</p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;">ces jeunes gens furent très surpris d’entendre le conférencier les féliciter de l’important héritage qu’ils avaient reçu&#160;! Comme tout homme qui dès sa naissance, dispose d’un immense capital accumulé au cours des générations, sans avoir rien mérité. Sa vie durant, il va y puiser biens<span style="">&#160; </span>matériels et surtout immatériels. De ce fait, il est<span style="">&#160; </span>redevable, chargé d'obligations envers la société qui l'accueille. Et c’est …aux débiteurs que notre conférencier s’adressa. Car la dette est longue à purger. Une vie n'y suffit pas. L’héritier y parvient en partie, pour peu qu'il participe activement à la vie commune, contribue aux progrès réalisés et<span style="">&#160; </span>transmette ce qu'il a lui même reçu. <br />
Le ton de l’entretien était donné.<o:p></o:p><br />
</span></p>
<p style="text-align: right;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;"><b><i><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><br />
</span></i></b><span style="font-family: Tahoma;"><b><span style="font-size: larger;"><i><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Un immense capital <br />
matériel et immatériel<br />
mis à disposition</span></i></span></b></span><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;"><br />
Dès le premier jour, alors qu'il n'a contribué en rien à l'existence de l'entreprise, qu'il n'a apporté aucune pierre à l'édifice, le nouvel arrivant est invité à exploiter<span style="">&#160; </span>ce patrimoine ; il se voit octroyer des prérogatives : poste, salaire, pouvoirs&#160;; des moyens sont mis à sa disposition : outil de travail,<span style="">&#160; </span>savoir-faire...Et il n'a encore rien fait! La seule attitude devrait être d'observer, d'écouter, de chercher à comprendre. Pour, enrichir peu à peu, selon ses talents, cette communauté qui, jusqu'alors, n'a pas eu besoin de lui pour vivre et se développer.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;">Cela exige, il est vrai, d'être sorti de l'état inconscient de l'enfant qui vient de naître : il ne peut réaliser, lui, ce dont il bénéficie. Seule l'éducation lui fera prendre conscience de cet état d'héritier et de débiteur.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;">Le jeune embauché qui entame sa vie professionnelle en commençant<span style="">&#160; </span>par revendiquer "ses" droits devrait, au vu de tels constats, faire preuve de plus de bon sens et d'humilité. Tout comme le nouvel arrivant dans le service qui n'a que propos ironiques et critiques sur ce qu'il voit. Et celui qui "se garde pour lui" tours de main et savoir...<o:p></o:p><br />
Ou encore ces "managers" qui, à peine débarqués, s'empressent de tout chambouler sans aucune considération pour<span style="">&#160; </span>ce qui a été fait avant eux.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: right;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;"><span style="font-size: larger;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><i><b><span style="font-family: Tahoma;">Bon sens, <br />
humilité et respect </span></b></i></span></span><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;"><br />
Une entreprise, comme toute communauté qui fait vivre des hommes, devrait inspirer le respect, quelles que soient les erreurs commises par les prédécesseurs. Elle existe&#160;: des clients ont été conquis et conservés, des produits mis au point, un savoir faire acquis, des méthodes peaufinées, des difficultés surmontées... Les efforts, voire les sacrifices, de plusieurs générations souvent, ont contribué à façonner un héritage dont la valeur n'apparaît pas au premier coup d'œil. <br />
<br />
Avant de critiquer, réformer,<span style="">&#160; </span>réorganiser,<span style="">&#160; </span>restructurer, découper,<span style="">&#160; </span>recentrer, dégraisser...- opérations, certes peut être nécessaires - il conviendrait de manifester plus de respect pour ceux qui ont fait et qui font cette communauté. Elle est le fruit de leur labeur, et leur "nourriture". Pour cela, une entreprise doit inspirer le respect. Ce qui ne veut pas dire taire et cacher les erreurs ou les fautes, mais recenser ce qui est bon, tirer les leçons des faux pas afin de réaliser de nouveaux progrès. <b>Ainsi s'entretient et se développe le capital à transmettre</b>.<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;">Parlant de certains "diplômés", Robert Townsend, ancien président de AVIS, notait : " <i>Il manque à cette élite la plupart des qualités indispensables au succès : l'humilité, le respect de ceux qui luttent sur le terrain, une connaissance réelle de la nature des affaires et des gens</i> ".<o:p></o:p></span></p>
<p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"><span style="font-size: 11pt; color: maroon;">Autant de qualités qui résument ce qu'on nommait autrefois "le devoir de piété". <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>LOGIQUE sans BON SENS</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Dix moineaux sont sur une branche ; un chasseur tire, deux oiseaux tombent, combien en reste-t-il ? Huit dit la logique. Zéro dit le bon sens, car tous envolés. 
Cette conclusion seule est objective et vraie, puisque en rapport avec la réalité.




Le moral d&apos;un peuple se mesure-t-il à l&apos;aune du PIB ? 

Son intérêt pour la culture s&apos;apprécie-t-il en fonction du nombre d&apos;entrées dans les musées ou à la somme des subventions publiques distribuées ? 

Le goût de la belle ouvrage, ou l&apos;esprit d&apos;entreprise, combien cela doit-il peser dans les ressources du prochain budget de la nation ? 

Le climat social, quel prix ? 

De quel montant doit être le pouvoir d&apos;achat ?...

Autant de questions qui paraissent stupides. Et pourtant !



Peut-il y avoir science hors du quantitatif ?












Les succès remportés par les mathématiques appliquées aux sciences physiques tendent à accréditer l&apos;idée qu&apos;il ne peut y avoir de science en dehors du quantitatif. Selon ce tour d&apos;esprit, les réalités ne commenceraient à exister ou du moins à être connues de manière « objective », ou encore dignes d&apos;intérêt qu&apos;à partir du moment où elles sont mesurées donc quantifiées.

Bien des intelligences orientées vers les développements exclusivement logiques, sont portées à rejeter les réalités expérimentales qui ne peuvent se quantifier

.



C&apos;est là une perversion  dont l&apos;aboutissement est la tendance à substituer aux faits réels des concepts simplifiés susceptibles de déductions selon des modèles mathématiques et affranchis de tout autre contrôle que celui de la logique.
Une courbe, 

un graphique 

tiennent lieu de preuve 

et remplacent l&apos;expérience du terrain, 

le jugement de valeur, 

et souvent le bon sens.




Ainsi est éliminé pratiquement toute une part de la réalité et non la moindre, celle qui est d&apos;ordre qualitatif et échappe à toute évaluation quantitative. 



Dans les entreprises





, en prétendant mesurer, et payer, objectivement le travail, ont été écartés tous les apports spécifiquement humains qui font le « beau travail » : entraide, transmission du savoir, respect de l&apos;outil et des autres, loyauté Il n&apos;y a effectivement pas d&apos;instrument pour mesurer l&apos;esprit d&apos;équipe ou la capacité à transmettre des informations. Mais tous nous savons d&apos;expérience que cela contribue largement aux résultats chiffrés.



Friedmann constatait naguère que le motif profond des grèves d&apos;OS en Angleterre, en France et en Italie n&apos;était pas une question de niveau des salaires mais la frustration de ne pas voir reconnu et payé leur engagement personnel  dans leur travail. Il est vrai qu&apos;avaient été créés des systèmes tels que « à poste et ancienneté égaux, salaire égal », ou « à quantité égale, salaire égal ». Sous prétexte de mesure, on a été injuste et inefficace. 

Herzberg, sur le même sujet, considérait que ce qui touche à l&apos;environnement du travail- salaires, conditions matérielles de travail   n&apos;a qu&apos;un effet très limité sur la motivation à l&apos;égard desquelles il retient cinq facteurs déterminants : personnalisation, initiative, responsabilité, possibilité de progression et promotion. Autant de valeurs de nature qualitative qui ne peuvent se comptabiliser dans une prévision budgétaire ni s&apos;analyser dans un bilan.  Pourtant leur reconnaissance, leur mise en  uvre fournissent des résultats parfaitement quantifiables.










Mutilation du réel








A ne retenir que ce qui est se mesure on perd le sens des réalités. 

La tentation est permanente de prétendre quantifier ce qui ne peut l&apos;être. N&apos;y arrivant pas, on l&apos;écarte, comme si cela n&apos;existait pas.  On mutile le réel.

Combien succombent ainsi à la tyrannie des chiffres sans intelligence.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/logique-sans-bon-sens"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/logique-sans-bon-sens</id>
		<issued>2008-02-21T10:47:30Z</issued>
		<modified>2008-05-14T09:55:49Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<i>Dix moineaux sont sur une branche&#160;; un chasseur tire, deux oiseaux tombent, combien en reste-t-il&#160;? Huit dit la logique. Zéro dit le bon sens, car tous envolés. </i>
<div style="text-align: right;">Cette conclusion seule est objective et vraie, puisque en rapport avec la réalité.</div>
<br />
Le moral d’un peuple se mesure-t-il à l’aune du PIB&#160;? <br />
Son intérêt pour la culture s’apprécie-t-il en fonction du nombre d’entrées dans les musées ou à la somme des subventions publiques distribuées&#160;? <br />
Le goût de la belle ouvrage, ou l’esprit d’entreprise, combien cela doit-il peser dans les ressources du prochain budget de la nation&#160;? <br />
Le climat social, quel prix&#160;? <br />
De quel montant doit être le pouvoir d’achat&#160;?...<br />
Autant de questions qui paraissent stupides. Et pourtant&#160;!<br />
<br />
<div style="text-align: right;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-size: larger;"><b><span style="font-family: Tahoma;">Peut-il y avoir science hors du quantitatif&#160;?<br />
<br />
</span></b></span></span></div>
Les succès remportés par les mathématiques appliquées aux sciences physiques tendent à accréditer l’idée qu’il ne peut y avoir de science en dehors du quantitatif. Selon ce tour d’esprit, les réalités ne commenceraient à exister ou du moins à être connues de manière «&#160;objective&#160;», ou encore dignes d’intérêt qu’à partir du moment où elles sont mesurées donc quantifiées.<br />
<span style="color: rgb(51, 102, 255);"><i>Bien des intelligences orientées vers les développements exclusivement logiques, sont portées à rejeter les réalités expérimentales qui ne peuvent se quantifier</i></span>.<br />
<br />
C’est là une perversion&#160; dont l’aboutissement est la tendance à substituer aux faits réels des concepts simplifiés susceptibles de déductions selon des modèles mathématiques et affranchis de tout autre contrôle que celui de la logique.
<div style="text-align: right;"><i>Une courbe, <br />
un graphique <br />
tiennent lieu de preuve <br />
et remplacent l’expérience du terrain, <br />
le jugement de valeur, <br />
et souvent le bon sens</i>.</div>
<br />
Ainsi est éliminé pratiquement toute une part de la réalité et non la moindre, celle qui est d’ordre qualitatif et échappe à toute évaluation quantitative. <br />
<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><span style="font-size: larger;"><span style="font-family: Tahoma;">Dans les entreprises</span></span></span>, en prétendant mesurer, et payer, objectivement le travail, ont été écartés tous les apports spécifiquement humains qui font le «&#160;beau travail&#160;»&#160;: entraide, transmission du savoir, respect de l’outil et des autres, loyauté…Il n’y a effectivement pas d’instrument pour mesurer l’esprit d’équipe ou la capacité à transmettre des informations. Mais tous nous savons d’expérience que cela contribue largement aux résultats chiffrés.<br />
<br />
Friedmann constatait naguère que le motif profond des grèves d’OS en Angleterre, en France et en Italie n’était pas une question de niveau des salaires mais la&#160;frustration de ne pas voir reconnu et payé leur engagement personnel&#160; dans leur travail. Il est vrai qu’avaient été créés des systèmes tels que «&#160;<i>à poste et ancienneté égaux, salaire égal</i>&#160;», ou «&#160;<i>à quantité égale, salaire égal&#160;</i>». Sous prétexte de mesure, on a été injuste…et inefficace. <br />
Herzberg, sur le même sujet, considérait que ce qui touche à l’environnement du travail- salaires, conditions matérielles de travail – n’a qu’un effet très limité sur la motivation à l’égard desquelles il retient cinq facteurs déterminants&#160;: personnalisation, initiative, responsabilité, possibilité de progression et promotion. Autant de valeurs de nature qualitative qui ne peuvent se comptabiliser dans une prévision budgétaire ni s’analyser dans un bilan.&#160; Pourtant leur reconnaissance, leur mise en œuvre fournissent des résultats parfaitement quantifiables.<br />
<span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b><span style="font-size: larger;"><span style="font-family: Tahoma;"><br />
</span></span></b></span>
<div style="text-align: right;"><span style="color: rgb(0, 0, 255);"><b><span style="font-size: larger;"><span style="font-family: Tahoma;">Mutilation du réel</span></span></b></span></div>
A ne retenir que ce qui est se mesure on perd le sens des réalités. <br />
La tentation est permanente de prétendre quantifier ce qui ne peut l’être. N’y arrivant pas, on l’écarte, comme si cela n’existait pas.&#160; On mutile le réel.<br />
Combien succombent ainsi à la tyrannie des chiffres sans intelligence.]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>DU PLUS AU MIEUX</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Une réalisation...





 




Difficulté à résoudre : passer d&apos;une culture &quot;quantité&quot;, qui





 consistait à &quot;faire des pièces&quot;, à une culture &quot;produit de



 qualité &quot;.





 Un état





 d&apos;esprit devait être changé, qui s&apos;était profondément ancré



 par suite des pratiques instaurées, de la pression sur les



 résultats quotidiens, des attitudes du management plus



 porté sur le &quot; combien &quot; que sur le &quot; comment &quot;.





















 «Le Responsable Qualité 

Produit (RQP)

 

représente le client.

 



Il doit expliquer,

 

détailler, montrer

 

la finalité du produit »












Le service qualité est décentralisé au sein des îlots de production : les







 Responsables Qualité Produits ( RQP) font leur apparition. Ce ne sont pas







 des créations de postes : les fonctions existent, les hommes aussi. C&apos;est un







 changement dans la manière de fonctionner. Les RQP vivent avec la production







 mais sont hiérarchiquement rattachés au responsable du service





 qualité. Ils sont au service de la production, pour mieux servir le client.












MISSION DES RQP










Faire des opérateurs autant d&apos; &quot; experts en qualité &quot;.







 D&apos;une certaine manière, le RQP représente le client : il doit expliquer,







 détailler, montrer la finalité du produit.







 Il est l&apos;expert près du responsable d&apos;équipe et travaille de concert avec lui





 

sans jamais se substituer à lui.












ACTIONS










Mise en place de procédures et d&apos;outils de contrôle avec les opérateurs et







 à leur disposition ; le processus qualité est bâti avec eux et non malgré eux.







 Les RQP écoutent, enquêtent pour faire l&apos;état des lieux ; ils aident et







 conseillent, promeuvent innovation, changements et idées ; ils se livrent à







 un gros travail d&apos;explications pour préparer les décisions de changements;







 ils jouent un rôle important dans le transfert des savoirs et savoir-faire et







 par là, dans la formation des opérateurs. Enfin analysant succès et échecs,





 ils en diffusent les causes et les explications.












CONSÉQUENCES










Il n&apos;y a pas la production d&apos;une part et la qualité d&apos;autre part, mais un service







 production qui fait de la qualité avec l&apos;aide du service expert.










*  

Les contrôles sont bâtis avec et par l&apos;opérateur, aidé et supervisé par le







 service qualité.







*  

Le produit de qualité devient la préoccupation permanente de l&apos;opérateur,







 qui retrouve peu à peu le sens de la &quot;belle ouvrage&quot;.







*  Les petites difficultés - souvent source de grands problèmes - peuvent







 être signalées plus facilement et corrigées à la source plus rapidement.







*  Modification de l&apos;état d&apos;esprit des opérateurs qui n&apos;ont plus le sentiment







 d&apos;être &quot;fliqués&quot; : alerte plus facile en cas d&apos;anomalie, de carence ou d&apos;erreur.







*  Accroissement du nombre de suggestions qui ont un retour plus rapide







*  La &quot;voix du client&quot; est plus présente, personnalisée par le RQP.










« Les hommes qualité 

ne sont plus des extraterrestres 

coupés des réalités du terrain. 

Ils jouent pleinement leur rôle d &apos; éducateur, 

de &quot; facilitateur &quot;, 

en harmonie avec le patron local de production. »








Ainsi le service qualité retrouve sa vraie place en abandonnant sa casquette







 de garde-chiourme.







 La décentralisation du service qualité dans les ateliers   comme la décentralisation







 de tout service-expert - peut faire perdre aux &quot;qualiticiens&quot; leur







 spécificité, rétrécir leur champ d&apos;investigation et finalement appauvrir leur







 compétence.







 Il faut absolument qu&apos;ils aient des occasions fréquentes et régulières de travailler







 avec leurs autres collègues RQP pour s&apos;enrichir mutuellement de







 leurs compétences et de leur expérience personnelle au contact des difficultés





 de la production.












CPE/SOGESTI - 80-82, rue d&apos;Arcueil 94150 Run





gis



</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/du-plus-au-mieux"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/du-plus-au-mieux</id>
		<issued>2008-02-18T10:10:03Z</issued>
		<modified>2008-02-18T11:23:02Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<b><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: medium;">Une réalisation...</span></span></b><br />
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><b><i><span style="font-family: Arial; color: black;"> <o:p></o:p></span></i></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><i><span style="color: black;">Difficulté à résoudre&#160;: passer d’une culture "quantité", qui</span></i></span></span><i><span style="font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"> consistait à "faire des pièces", à une culture "produit de</span></span><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"> qualité ".</span></span><o:p></o:p></span></i><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><i><span style="color: black;"> Un état</span></i></span></span><i><span style="font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"> d’esprit devait être changé, qui s’était profondément ancré</span></span><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"> par suite des pratiques instaurées, de la pression sur les</span></span><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"> résultats quotidiens, des attitudes du management plus</span></span><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"> porté sur le " combien " que sur le " comment ".</span></span></span></i><b><i><span style="font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></i><span lang="IT" style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;"><o:p><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: larger;"><br />
</span></span></o:p></span></b><span style="font-family: Tahoma;"><span style="font-size: larger;"><b><span lang="IT" style="color: blue;"><br />
<br />
</span></b><span style="font-size: small;"><b><span lang="IT" style="color: blue;"> «Le Responsable Qualité </span></b><b><span style="color: blue;">Produit (RQP)</span></b><b><span style="color: blue;"> </span></b><b><span style="color: blue;">représente le client.</span></b><b><span style="color: blue;"> <br />
</span></b><b><span style="color: blue;">Il doit expliquer,</span></b><b><span style="color: blue;"> </span></b><b><span style="color: blue;">détailler, montrer</span></b><b><span style="color: blue;"> </span></b><b><span style="color: blue;">la finalité du produit&#160;»</span></b></span></span></span><b><span lang="IT" style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">Le service qualité est décentralisé au sein des îlots de production&#160;: les</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> Responsables Qualité Produits ( RQP) font leur apparition. Ce ne sont pas</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> des créations de postes&#160;: les fonctions existent, les hommes aussi. C’est un</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> changement dans la manière de fonctionner. Les RQP vivent avec la production</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> mais sont hiérarchiquement rattachés au responsable du service</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> qualité. Ils sont au service de la production, pour mieux servir le client.</span></span></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: larger;"><span style="font-family: Tahoma;"><b><span style="color: rgb(17, 18, 105);">MISSION DES RQP</span></b></span></span><b><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 18, 105);"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">Faire des opérateurs autant d’ " experts en qualité ".</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> D'une certaine manière, le RQP représente le client&#160;: il doit expliquer,</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> détailler, montrer la finalité du produit.</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> Il est l'expert près du responsable d'équipe et travaille de concert avec lui</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> </span><b><span style="color: black;">sans jamais se substituer à lui.</span></b></span></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: larger;"><span style="font-family: Tahoma;"><b><span style="color: rgb(17, 18, 105);">ACTIONS</span></b></span></span><b><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 18, 105);"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">Mise en place de procédures et d'outils de contrôle avec les opérateurs et</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> à leur disposition&#160;; le processus qualité est bâti avec eux et non malgré eux.</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> Les RQP écoutent, enquêtent pour faire l’état des lieux&#160;; ils aident et</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> conseillent, promeuvent innovation, changements et idées&#160;; ils se livrent à</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> un gros travail d’explications pour préparer les décisions de changements;</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> ils jouent un rôle important dans le transfert des savoirs et savoir-faire et</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> par là, dans la formation des opérateurs. Enfin analysant succès et échecs,</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> ils en diffusent les causes et les explications.</span></span></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: larger;"><span style="font-family: Tahoma;"><b><span style="color: rgb(17, 18, 105);">CONSÉQUENCES</span></b></span></span><b><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: rgb(17, 18, 105);"><o:p></o:p></span></b></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">Il n'y a pas la production d’une part et la qualité d’autre part, mais un service</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> production qui fait de la qualité avec l'aide du service expert.</span></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;">* <span style="color: red;">&#160;</span><span style="color: black;">Les contrôles sont bâtis avec et par l'opérateur, aidé et supervisé par le</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> service qualité.</span></span></span><span style="font-size: small;"><o:p></o:p><br />
<span style="font-family: Tahoma;">*<span style="color: red;">&#160; </span>Le <span style="color: black;">produit de qualité devient la préoccupation permanente de l'opérateur,</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> qui retrouve peu à peu le sens de la "belle ouvrage".</span></span></span><span style="font-size: small;"><o:p></o:p><br />
<span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">*&#160; Les petites difficultés - souvent source de grands problèmes - peuvent</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> être signalées plus facilement et corrigées à la source plus rapidement.</span></span></span><span style="font-size: small;"><o:p></o:p><br />
<span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">*&#160; Modification de l'état d'esprit des opérateurs qui n'ont plus le sentiment</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> d'être "fliqués" : alerte plus facile en cas d'anomalie, de carence ou d'erreur.</span></span></span><span style="font-size: small;"><o:p></o:p><br />
<span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">*&#160; Accroissement du nombre de suggestions qui ont un retour plus rapide</span></span></span><span style="font-size: small;"><o:p></o:p><br />
<span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">*&#160; La "voix du client" est plus présente, personnalisée par le RQP.</span></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><b><span style="color: blue;">«&#160;Les hommes qualité <br />
ne sont plus des extraterrestres <br />
coupés des réalités du terrain. <br />
Ils jouent pleinement leur rôle d ’ éducateur, <br />
de " facilitateur ", <br />
en harmonie avec le patron local de production. »</span></b></span></span><o:p></o:p></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;">Ainsi le service qualité retrouve sa vraie place en abandonnant sa casquette</span></span></span><b><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: blue;"><o:p></o:p></span></b><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> de garde-chiourme.</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> La décentralisation du service qualité dans les ateliers – comme la décentralisation</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> de tout service-expert - peut faire perdre aux "qualiticiens" leur</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> spécificité, rétrécir leur champ d'investigation et finalement appauvrir leur</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> compétence.</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> Il faut absolument qu'ils aient des occasions fréquentes et régulières de travailler</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> avec leurs autres collègues RQP pour s'enrichir mutuellement de</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p></span><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> leurs compétences et de leur expérience personnelle au contact des difficultés</span></span></span><span style="font-size: larger;"><o:p></o:p><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: black;"> de la production.</span></span></span></span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial; color: black;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style=""><span style="font-size: larger;"><span style="font-family: Tahoma;"><span style="color: white;">CPE/SOGESTI - 80-82, rue d’Arcueil 94150 Run</span></span></span><span style="font-size: 9pt; font-family: Arial; color: white;">gis<o:p></o:p></span></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>CHERCHER LES CAUSES</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">...et carences du management.





Diagnostic dressé par le nouveau DRH d&apos;une entreprise de près de 200 personnes dont la profession  

est en pleine mutation technologique.


 ...Le personnel n&apos;a pas évolué au même rythme que l&apos;entreprise. Les propos de Z.(un des cadres) sont à cet égard significatifs de l&apos;état d&apos;esprit du personnel qui a vieilli avec l&apos;entreprise.


Le poids du passé est lourd. Référence constante y est faite. Nostalgie pour les  

anciens dirigeants, tout auréolés de leur paternalisme, au sens propre du mot : mise en tutelle des collaborateurs, interventionnisme, autoritarisme, engueulades publiques, désaveux et courts-circuits des chefs...sont oubliés. Seul reste le souvenir de dirigeants sur le terrain, mettant la main à la pâte et ...à la  

poche pour mieux s&apos;attacher les gens avec quelques billets...et des statuts de « cadres » anarchiquement accordés.


Ce rôle joué par les patrons successifs est lourd de conséquences pour l&apos;entreprise actuelle : un encadrement de terrain inexistant, n&apos;ayant jamais pu remplir sa mission auprès des hommes, malgré sa bonne volonté.


Par voie de conséquence, un laxisme s&apos;est instauré. Le management a consisté pour le personnel à être régulièrement augmenté, l&apos;entreprise en avait alors les moyens. Avec des salaires de 28 % supérieurs à la moyenne de la profession, l&apos;entreprise, malgré ses efforts de productivité ne pourra longtemps tenir Et le personnel ne comprend pas le refus de la direction de « lâcher » de nouvelles augmentations.


Revenir à des pratiques de management normales pour que l&apos;entreprise puisse aujourd&apos;hui affronter la concurrence, l&apos;évolution des métiers et de la profession, provoque des drames.


Le personnel n&apos;a semble-t-il, aucune capacité à comprendre la situation actuelle : évolutions en cours, effacement progressif des métiers traditionnels...Mais l&apos;encadrement a-t-il su, est-il en mesure lui expliquer ?


L&apos;entreprise et ses collaborateurs sont l&apos;objet d&apos;une lutte entre un syndicat piloté de l&apos;extérieur et une direction qui rompt  

avec les pratiques d&apos;un passé récent.


Aujourd&apos;hui l&apos;entreprise et son avenir ne sont représentés que par les dirigeants. L&apos;encadrement qui n&apos;a aucune crédibilité est actuellement incapable de se situer.


Le personnel se tourne vers ceux qui représentent la force et la sécurité (ainsi croit-il).


Le rôle joué par l&apos;encadrement jusque là, ne l&apos;a certainement pas préparé à un exercice difficile : diriger le personnel avec des moyens autres  

que financiers.


Il y a tout un travail à entreprendre de rééducation du management de proximité.


 


La fonction des responsables d&apos;équipe est de rendre le travail plus facile aux opérateurs. La mission est la même - encore plus appuyée - pour  

notre équipe de direction et surtout pour X, (patron de prod) vis-à-vis  

des chefs d&apos;équipe.


Leur mission est capitale pour l&apos;avenir. Si les cadres de terrain ne reprennent pas de la crédibilité, l&apos;entreprise ne supportera pas les changements auxquels elle doit faire face....


Le choix de X  comme patron de prod est  

très judicieux. Sa personnalité et son autorité naturelle, la connaissance du terrain, son expérience dans la maison, le prédisposent à ce travail de reprise en main; pour autant qu&apos;il ne perpétue pas des méthodes qui ont contribué à décrédibiliser le management de terrain.


Tout ses efforts devraient consister à  

faire une équipe « d&apos;encadrants » ; ne pas court-circuiter mais aider et obliger les « patrons » à faire, en s&apos;appuyant sur eux, en exigeant d&apos;eux ce qu&apos;ils n&apos;ont pu faire que partiellement ou de manière très sommaire.


Il devrait se consacrer exclusivement à cette tâche : former une équipe de chefs de proximité qui soit autre chose que des &quot;cadres-exécutants&quot;. Il devrait y arriver car la quasi-totalité des « cadres » rencontrés semble bien voir la situation  

et prête à bien faire pour autant qu&apos;elle soit aidée dans ce nouveau rôle.






 

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/chercher-les-causes"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/chercher-les-causes</id>
		<issued>2008-01-10T10:10:57Z</issued>
		<modified>2008-01-10T10:12:32Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<p class="MsoNormal"><i><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">...et carences du management.</span></b></i><br />
<br />
<i>Diagnostic dressé par le nouveau DRH d’une entreprise de près de 200 personnes dont la profession <span style="">&#160;</span>est en pleine mutation technologique.<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p><o:p></o:p>...Le personnel n'a pas évolué au même rythme que l'entreprise. Les propos de Z.(un des cadres) sont à cet égard significatifs de l'état d'esprit du personnel qui a vieilli avec l'entreprise.</p>
<p class="MsoNormal"><b>Le poids du passé est lourd</b>. Référence constante y est faite. Nostalgie pour les<span style="">&#160; </span>anciens dirigeants, tout auréolés de leur paternalisme, au sens propre du mot&#160;: mise en tutelle des collaborateurs, interventionnisme, autoritarisme, engueulades publiques, désaveux et courts-circuits des chefs...sont oubliés. Seul reste le souvenir de dirigeants sur le terrain, mettant la main à la pâte et ...à la<span style="">&#160; </span>poche pour mieux s'attacher les gens avec quelques billets...et des statuts de «&#160;cadres&#160;» anarchiquement accordés.</p>
<p class="MsoNormal">Ce rôle joué par les patrons successifs est lourd de conséquences pour l'entreprise actuelle&#160;: un <b>encadrement de terrain inexistant</b>, n'ayant jamais pu remplir sa mission auprès des hommes, malgré sa bonne volonté.</p>
<p class="MsoNormal">Par voie de conséquence, un <b>laxisme</b> s'est instauré. Le management a consisté pour le personnel à être régulièrement augmenté, l’entreprise en avait alors les moyens. Avec des salaires de 28 % supérieurs à la moyenne de la profession, l’entreprise, malgré ses efforts de productivité ne pourra longtemps tenir…Et le personnel ne comprend pas le refus de la direction de «&#160;lâcher&#160;» de nouvelles augmentations.</p>
<p class="MsoNormal">Revenir à des pratiques de management normales pour que l'entreprise puisse aujourd'hui affronter la concurrence, l'évolution des métiers et de la profession, provoque des drames.</p>
<p class="MsoNormal">Le personnel n'a semble-t-il, aucune capacité à comprendre la situation actuelle&#160;: évolutions en cours, effacement progressif des métiers traditionnels...Mais l'encadrement a-t-il su, est-il en mesure lui expliquer&#160;?</p>
<p class="MsoNormal"><b>L'entreprise et ses collaborateurs sont l'objet d'une lutte entre un syndicat piloté de l'extérieur et une direction qui rompt<span style="">&#160; </span>avec les pratiques d'un passé récent.<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoBodyText">Aujourd'hui l'entreprise et son avenir ne sont représentés que par les dirigeants. L'encadrement qui n'a aucune crédibilité est actuellement incapable de se situer.</p>
<p class="MsoBodyText">Le personnel se tourne vers ceux qui représentent la force et la sécurité (ainsi croit-il).</p>
<p class="MsoNormal">Le rôle joué par l'encadrement jusque là, ne l'a certainement pas préparé à un exercice difficile&#160;: diriger le personnel avec des moyens autres<span style="">&#160; </span>que financiers.</p>
<p class="MsoNormal">Il y a tout un travail à entreprendre de <b>rééducation du management de proximité</b>.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p></p>
<p class="MsoNormal">La fonction des responsables d'équipe est de <b>rendre le travail plus facile aux opérateurs</b>. La mission est la même - encore plus appuyée - pour <span style="">&#160;</span>notre équipe de direction et surtout pour X, (patron de prod) vis-à-vis <span style="">&#160;</span>des chefs d'équipe.</p>
<p class="MsoBodyText">Leur mission est capitale pour l'avenir. Si les cadres de terrain ne reprennent pas de la crédibilité, l’entreprise ne supportera pas les changements auxquels elle doit faire face....</p>
<p class="MsoNormal">Le choix de X… comme patron de prod est<span style="">&#160; </span>très judicieux. Sa personnalité et son autorité naturelle, la connaissance du terrain, son expérience dans la maison, le prédisposent à ce travail de reprise en main<u>; <b>pour autant qu'il ne perpétue pas des méthodes</b></u><b> </b>qui ont contribué à décrédibiliser le management de terrain.</p>
<p class="MsoNormal">Tout ses efforts devraient consister à<span style="">&#160; </span>faire une équipe «&#160;d'encadrants&#160;»&#160;; ne pas court-circuiter mais aider et obliger les «&#160;patrons&#160;» à faire, en s'appuyant sur eux, en exigeant d'eux ce qu'ils n'ont pu faire que partiellement ou de manière très sommaire.</p>
<p class="MsoNormal">Il devrait se consacrer exclusivement à cette tâche&#160;: former une équipe de chefs de proximité qui soit autre chose que des "cadres-exécutants". Il devrait y arriver car la <u>quasi-totalité</u> des «&#160;cadres&#160;» rencontrés semble bien voir la situation<span style="">&#160; </span>et prête à bien faire pour autant qu’elle soit aidée dans ce nouveau rôle.</p>
<p><br />
<br />
&#160;</p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>CADRE et JAUNE ?</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">                         cadre et syndiqué...à la demande de la direction ?






Jeune cadre, chef de service dans une institution d&apos;assurance, sa direction lui demande de se syndiquer pour pouvoir se présenter au premier tour des élections professionnelles ; il s&apos;agit de contrer la montée en puissance d&apos;une organisation dont l&apos;objectif premier est, le moins qu&apos;on puisse dire,  

tout autre que la satisfaction des clients 


Mal à l&apos;aise avec  

la demande quelque peu pressante de ses supérieurs, il ne sait que répondre. Refusant, il craint de se mettre à dos sa direction, acceptant il se rend compte de l&apos;ambiguïté de son rôle Nous l&apos;aidons à sa propre réflexion afin de l&apos;aider à faire réfléchir sa direction.


 Voilà une orientation de direction qui peut avoir des conséquences fâcheuses pour l&apos;entreprise, les personnes et handicaper l&apos;avenir professionnel d&apos;un jeune débutant.


 

1 

- Prendre une carte syndicale pour officiellement représenter un syndicat dans l&apos;entreprise, n&apos;est-ce pas opter pour l&apos;esprit de partie, éventuellement de parti ?


Comme tout manager à quelque niveau que ce soit, le cadre, n&apos;est-il pas le représentant du bien commun, de l&apos;intérêt général de l&apos;entreprise (les clients, les résultats dans la durée)?


Les deux fonctions sont elles donc conciliables ?


 2 

  Votre tâche - fédérer et conduire votre équipe tout en collaborant avec l&apos;ensemble du management   est elle compatible avec celle de patron de syndicat, donc d&apos;une fraction?


Le fait de représenter le syndicat accroît-il ou fragilise-t-il votre crédibilité de chef de service à l&apos;égard de vos collaborateurs ? A l&apos;égard de vos collègues ?


 3 

 Votre disponibilité vous autorise-t-elle à consacrer du temps aux activités de représentation sans que votre équipe en souffre ?


 4 

 De la part des autres syndicats, quel sera le jugement porté sur vous ? Sur votre direction ?


Quelle interprétation sera donnée à cet événement ?


 

5

  Une telle décision est-elle de nature à renforcer la cohésion dans l&apos;entreprise ?


 6

 - Les directives de « votre » syndicat ne risquent-elles pas de vous mettre parfois en porte à faux avec   

l&apos;entreprise ?


 

7

   Dans l&apos;hypothèse où vous êtes élu sur la liste du syndicat « infiltré », qu&apos;allez-vous faire ?


Irez-vous jusqu&apos;à exercer des pressions sur la direction ? On peut y être contraint pour ne pas passer pour un « jaune », un « suppôt du patron », un  « vendu de la direction » ! Mais alors, qu&apos;en est-il de la loyauté du manager à l&apos;égard de sa direction?


 8

- Comment la direction va-t-elle agir ?


Accorder à « votre » syndicat des avantages (infos prioritaires, par exemple) qui seront refusés aux autres, pour asseoir sa légitimité ?


Privilégier « votre » syndicat au détriment éventuel du management, comme les entreprises l&apos;ont si bien fait pendant des décennies ?


Conclusion




 Ces questions ne se poseraient pas s&apos;il s&apos;agissait de se présenter en candidat libre (hors listes syndicales) au 2ème tour. Mais là n&apos;est pas la préoccupation de la direction.


 Ne voyez pas dans ces « interpellations » un refus du syndicalisme ; l&apos;adhésion à un syndicat ne nous choque pas, si elle reste, pour un manager, un engagement personnel ne conduisant pas à des fonctions de &quot;direction&quot; syndicale.


 Attirez l&apos;attention de vos supérieurs sur le fait que le meilleur moyen d&apos;éviter ces situations est de renforcer le rôle des managers de proximité en leur donnant de réels moyens de prendre en charge et de régler tout ce qui touche leur personnel.


 

Les syndicats français ne sont forts que de la faiblesse des dirigeants et des managers.





</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/cadre-et-jaune"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/cadre-et-jaune</id>
		<issued>2007-11-28T17:34:23Z</issued>
		<modified>2007-12-24T20:08:15Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<p class="MsoNormal"><o:p><i><b>&#160;<span style="color: rgb(0, 0, 255);">&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; cadre et syndiqué...à la demande de la direction&#160;?</span></b></i><br />
</o:p></p>
<p class="MsoNormal"><i>Jeune cadre, chef de service dans une institution d’assurance, sa direction lui demande de se syndiquer pour pouvoir se présenter au premier tour des élections professionnelles&#160;; il s’agit de contrer la montée en puissance d’une organisation dont l’objectif premier est, le moins qu’on puisse dire, <span style="">&#160;</span>tout autre que la satisfaction des clients…<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNormal"><i>Mal à l’aise avec<span style="">&#160; </span>la demande quelque peu pressante de ses supérieurs, il ne sait que répondre. Refusant, il craint de se mettre à dos sa direction, acceptant il se rend compte de l’ambiguïté de son rôle…Nous l’aidons à sa propre réflexion…afin de l’aider à faire réfléchir sa direction.<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNormal"><i><o:p>&#160;</o:p>Voilà une orientation de direction qui peut avoir des conséquences fâcheuses pour l’entreprise, les personnes…et handicaper l’avenir professionnel d’un jeune débutant.<o:p></o:p></i></p>
<p class="MsoNormal"><o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">&#160;</span></b></o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">1 </span></b>- Prendre une carte syndicale pour <b>officiellement représenter un syndicat dans l’entreprise</b>, n’est-ce pas opter pour l’esprit de partie, éventuellement de parti&#160;?</p>
<p class="MsoNormal">Comme tout manager à quelque niveau que ce soit, le cadre, n’est-il pas le représentant du <u>bien</u> <u>commun</u>, de <u>l'intérêt général </u>de l’entreprise&#160;(les clients, les résultats dans la durée)?</p>
<p class="MsoNormal">Les deux fonctions sont elles donc conciliables&#160;?</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">2 </span></b>– Votre tâche - <b>fédérer et conduire votre équipe</b> tout en collaborant avec l’ensemble du management – est elle compatible avec celle de patron de syndicat, donc d’une fraction?</p>
<p class="MsoNormal">Le fait de représenter le syndicat accroît-il ou fragilise-t-il votre <b>crédibilité de chef de service</b> à l’égard de vos collaborateurs&#160;?&#160;A l’égard de vos collègues&#160;?</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">3 </span></b>–Votre <b>disponibilité</b> vous autorise-t-elle à consacrer du temps aux activités de représentation sans que votre équipe en souffre&#160;?</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">4 </span></b>–De la part des autres syndicats, quel sera le jugement porté sur vous&#160;? Sur votre direction&#160;?</p>
<p class="MsoNormal">Quelle interprétation sera donnée à cet événement&#160;?</p>
<p class="MsoNormal"><o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">&#160;</span></b></o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">5</span></b> –Une telle décision est-elle de nature à <b>renforcer la cohésion </b>dans l’entreprise&#160;?</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">6</span></b> - Les directives de «&#160;votre&#160;» syndicat ne risquent-elles pas de vous mettre parfois en <b>porte à faux</b> avec<span style="">&#160;&#160; </span>l’entreprise&#160;?</p>
<p class="MsoNormal"><o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">&#160;</span></b></o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">7</span></b> – Dans l’hypothèse où vous êtes élu sur la liste du syndicat «&#160;infiltré&#160;», qu’allez-vous faire&#160;?</p>
<p class="MsoNormal">Irez-vous jusqu’à exercer des pressions sur la direction&#160;? On peut y être contraint pour ne pas passer pour un «&#160;jaune&#160;», un «&#160;suppôt du patron&#160;», un&#160; «&#160;vendu de la direction&#160;»&#160;! Mais alors, qu'en est-il de la loyauté du manager à l'égard de sa direction?</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">8</span></b>- Comment la direction va-t-elle agir&#160;?</p>
<p class="MsoNormal">Accorder à «&#160;votre&#160;» syndicat des avantages (infos prioritaires, par exemple) qui seront refusés aux autres, pour asseoir sa légitimité&#160;?</p>
<p class="MsoNormal">Privilégier «&#160;votre&#160;» syndicat…au détriment éventuel du management, comme les entreprises l’ont si bien fait pendant des décennies&#160;?</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: right;"><o:p></o:p><o:p></o:p><b><span style="color: rgb(0, 0, 255);">Conclusion</span></b></p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p>Ces questions ne se poseraient pas s’il s’agissait de se présenter en candidat libre (hors listes syndicales) au 2<sup>ème</sup> tour. Mais là n’est pas la préoccupation de la direction.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p>Ne voyez pas dans ces «&#160;interpellations&#160;» un refus du syndicalisme&#160;; l’adhésion à un syndicat ne nous choque pas, si elle reste, pour un manager, un engagement personnel ne conduisant pas à des fonctions de "direction" syndicale.</p>
<p class="MsoNormal"><o:p>&#160;</o:p>Attirez l’attention de vos supérieurs sur le fait que le meilleur moyen d’éviter ces situations est de renforcer le rôle des managers de proximité en leur donnant de réels moyens de prendre en charge et de régler tout ce qui touche leur personnel.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: center;"><o:p><span style="font-size: medium;">&#160;</span></o:p><span style="font-size: medium;">Les syndicats français ne sont forts que de la faiblesse des dirigeants et des managers.</span></p>
<br />]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>ADMINISTRER ou DIRIGER LES HOMMES</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Donner intérêt a bien faire ne relève pas de trucs, encore moins de discours. C&apos;est un état d&apos;esprit qui ne peut être compris, assimilé, mis en oeuvre qu&apos;à la suite d&apos;une réflexion tirée d&apos;exemples, de faits - dont aucun ne doit être retenu comme recette - mais pouvant inspirer de multiples réalisations.

Nous attirons l&apos;attention de nos lecteurs sur le fait que toute ressemblance avec des situations connues serait purement fortuite

 






C&apos;est le règlement !






Une convention interne stipule que la gratification de fin d&apos;année est refusée au delà de cinq jours d&apos;absence l&apos;an, quel que soit le motif. Beaucoup en profitent pour prendre leurs 5 jours en vertu du  principe  je peux, donc j&apos;ai droit. Un chef d&apos;équipe, sans absence pendant 12 ans, tombe malade. Sept jours sont nécessaires à sa remise sur pied. Il a le désagrément de constater en fin d&apos;année que la gratification ne lui est pas accordée. 

- J&apos;ai compris, maintenant je prends mes 5 jours. C&apos;est le règlement !

Et ce lancinant constat, &quot;là-haut&quot;, dans les moquettes  de direction : l&apos;absentéisme augmente !





L&apos;application sans discernement des réglementations conduit à fabriquer des petits malins, des tricheurs et des combinards. Celui qui est honnête, non seulement est pénalisé, mais est vu, au mieux, comme un pauvre type et, pire, comme un fayot. 



De l&apos;intérêt d&apos;être attentif 

-    aux modes de fonctionnement : donnent-ils un intérêt personnel à bien agir dans l&apos;intérêt de l&apos;entreprise ?

-    aux pouvoirs laissés aux patrons de proximité pour appliquer ou non le règlement, en fonction des circonstances à charge pour eux de rendre des comptes sur leurs décisions.</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/administrer-ou-diriger-les-hommes"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/administrer-ou-diriger-les-hommes</id>
		<issued>2007-11-26T21:20:24Z</issued>
		<modified>2007-11-26T21:21:02Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<p style="" class="MsoNormal"><i><span style="font-size: 10pt; color: rgb(0, 51, 0);">Donner intérêt a bien faire ne relève pas de trucs, encore moins de discours. C’est un état d’esprit qui ne peut être compris, assimilé, mis en oeuvre qu’à la suite d’une réflexion tirée d’exemples, de faits - dont aucun ne doit être retenu comme recette - mais pouvant inspirer de multiples réalisations.<o:p></o:p><br />
Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur le fait que toute ressemblance avec des situations connues serait purement fortuite</span></i><span style="font-size: 10pt; color: rgb(0, 51, 0);"> </span><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<div style="text-align: center;"><b><span style="font-size: medium;">C'est le règlement !</span></b></div>
<br />
Une convention interne stipule que la gratification de fin d’année est refusée au delà de cinq jours d’absence l’an, quel que soit le motif. Beaucoup en profitent pour prendre leurs 5 jours en vertu du “principe” je peux, donc j’ai droit. Un chef d’équipe, sans absence pendant 12 ans, tombe malade. Sept jours sont nécessaires à sa remise sur pied. Il a le désagrément de constater en fin d’année que la gratification ne lui est pas accordée. <br />
- J’ai compris, maintenant je prends mes 5 jours. C’est le règlement&#160;!<br />
Et ce lancinant constat, "là-haut", dans les moquettes&#160; de direction&#160;: l’absentéisme augmente&#160;!<br />
<br />
<br />
<i>L’application sans discernement des réglementations conduit à fabriquer des petits malins, des tricheurs et des combinards. Celui qui est honnête, non seulement est pénalisé, mais est vu, au mieux, comme un pauvre type et, pire, comme un fayot. <br />
<br />
De l’intérêt d’être attentif <br />
-&#160;&#160;&#160; aux modes de fonctionnement&#160;:&#160;donnent-ils un intérêt personnel à bien agir dans l’intérêt de l’entreprise&#160;?<br />
-&#160;&#160;&#160; aux pouvoirs laissés aux patrons de proximité pour appliquer ou non le règlement, en fonction des circonstances…à charge pour eux de rendre des comptes sur leurs décisions.</i>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>L&apos;HONNEUR DU TRAVAIL</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain"> 



A l&apos;occasion de la XXIIIème exposition nationale du travail, qui se tenait à Lyon du 10 au 18 novembre, rendez-vous  fut pris avec un des correspondants de notre site, Rémi Lancien, luthier Meilleur Ouvrier de France, crû 2007.








 


 Vitrine de la qualité, symbole de l&apos;excellence, le concours du M.O.F se déroule tous les trois ans. Il a pour vocation de valoriser le savoir-faire et la créativité, de développer le goût et l&apos;attachement des gens de métiers à l&apos;excellence du travail, assurer l&apos;évolution technique  et la pérennité des métiers. Les qualités mises en oeuvre et reconnues par l&apos;attribution du titre sont l&apos;habileté, l&apos;intelligence, l&apos;imagination, le courage et la persévérance   pour ne citer que les principales. Mais il en est d&apos;autres que nous avons décelées au cours de notre parcours, admirant dentellières au travail et taxidermistes, chaudronniers et ébénistes...




  




 Nous avons rencontré...



 










&quot; des ouvriers qui ont envie de travailler.


&quot; des ouvriers qui le matin ne pensent qu&apos;à travailler 


&quot;Travailler est leur joie même et la racine profonde de leur être.


&quot;Il y a un honneur incroyable du travail, le plus beau de tous les honneurs 


&quot;Un honneur du travail exactement le même que celui qui au Moyen-Âge régissait la main et le c ur .


&quot;Soin poussé jusqu&apos;à la perfection, égal dans l&apos;ensemble, égal dans le plus infime détail.


&quot;Piété de l&apos;ouvrage bien faite poussée, maintenue jusqu&apos;à ses plus extrêmes exigences 


&quot;Dans ce bel honneur de métier convergent tous les plus beaux, tous les plus nobles sentiments.


&quot;Une dignité.


&quot;Une fierté 


Il faut que l&apos;objet soit bien fait lui-même, en lui-même, pour lui-même, dans son être même.


&quot;Une tradition, venue, montée du plus profond de la race, une histoire, un absolu, un honneur veut qu&apos;il soit bien fait.


&quot;Toute partie qui ne se voit pas est exactement aussi parfaitement faite que ce qu&apos;on voit. C&apos;était le principe même des cathédrales 


&quot;Un respect de l&apos;outil, et de la main, ce suprême outil.


&quot;- Je perds ma main à travailler, di­sent les vieux. Et c&apos;est la fin des fins.


&quot;L&apos;idée qu&apos;on pourrait abîmer ses outils exprès ne leur semble même pas le dernier des sacrilèges, pas même la pire des folies. Elle ne leur semble pas même monstrueuse.


&quot;Elle leur semble la supposition la plus extrava­gante.


&quot;Ce serait comme si on leur  

parlait de se couper la main. L&apos;outil n&apos;est qu&apos;une main plus longue, ou plus dure, (des ongles d&apos;acier), ou plus particulièrement affectée. Une main qu&apos;on s&apos;est faite exprès pour ceci 


&quot;Tout est un événement sacré.


&quot;Tout est une tradition, un enseignement, tout est légué, tout est la plus sainte habitude.


&quot;Tout est une élévation, intérieure, et une prière, toute la jour­née, le sommeil et la veille, le travail et le peu de repos.


&quot;Ils disent en riant que travailler c&apos;est prier, et ils ne croient pas si bien dire. Tant leur travail est une prière, et l&apos;atelier, un oratoire...





                                                      

(avec la contribution involontaire de Charles Péguy, in l&apos;Argent)







</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/l-honneur-du-travail"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/l-honneur-du-travail</id>
		<issued>2007-11-24T22:30:48Z</issued>
		<modified>2007-11-25T08:16:40Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<div style="text-align: center;"><span style="color: rgb(0, 51, 0);"><i><span style="display: none;" id="1195943318359S">&#160;</span><br />
</i><span style="font-size: small;"><i>A l'occasion de la XXIIIème exposition nationale du travail, qui se tenait à Lyon du 10 au 18 novembre, rendez-vous&#160; fut pris avec un des correspondants de notre site, Rémi Lancien, luthier Meilleur Ouvrier de France, crû 2007.<br />
</i></span></span></div>
<div style="text-align: center;">&#160;</div>
<div style="text-align: center;"><i><span style="font-size: small;">&#160;Vitrine de la qualité, symbole de l’excellence, le concours du M.O.F se déroule tous les trois ans. Il a pour vocation de valoriser le savoir-faire et la créativité, de développer le goût et l’attachement des gens de métiers à l’excellence du travail, assurer l’évolution technique&#160; et la pérennité des métiers.&#160;Les qualités mises en oeuvre et reconnues par l'attribution du titre sont l’habileté, l’intelligence, l’imagination, le courage et la persévérance … pour ne citer que les principales. Mais il en est d'autres que nous avons décelées au cours de notre parcours, admirant dentellières au travail et taxidermistes, chaudronniers et ébénistes...</span></i></div>
<span style="font-size: small;"><span style="color: rgb(0, 51, 0);"><i>  </i></span></span>
<p style="text-align: center;"><span style="font-size: small;"><span style="color: rgb(0, 51, 0);"><i> Nous avons rencontré...</i></span></span><span style="color: rgb(0, 51, 0);"><i><span style="display: none;" id="1195943317932E">&#160;</span></i></span></p>
<p><br />
<br />
"…des ouvriers qui ont envie de travailler.</p>
<p class="MsoNormal">"…des ouvriers qui le matin ne pensent qu’à travailler…</p>
<p class="MsoNormal">"Travailler est leur joie même et la racine profonde de leur être.</p>
<p class="MsoNormal">"Il y a un honneur incroyable du travail, le plus beau de tous les honneurs…</p>
<p class="MsoNormal">"Un honneur du travail exactement le même que celui qui au Moyen-Âge régissait la main et le cœur….</p>
<p class="MsoNormal">"Soin poussé jusqu’à la perfection, égal dans l’ensemble, égal dans le plus infime détail.</p>
<p class="MsoNormal">"Piété de l’ouvrage bien faite poussée, maintenue jusqu’à ses plus extrêmes exigences…</p>
<p class="MsoNormal">"Dans ce bel honneur de métier convergent tous les plus beaux, tous les plus nobles sentiments.</p>
<p class="MsoNormal">"Une dignité.</p>
<p class="MsoNormal">"Une fierté…</p>
<p class="MsoNormal">Il faut que l’objet soit bien fait lui-même, en lui-même, pour lui-même, dans son être même.</p>
<p class="MsoNormal">"Une tradition, venue, montée du plus profond de la race, une histoire, un absolu, un honneur veut qu’il soit bien fait.</p>
<p class="MsoNormal">"Toute partie qui ne se voit pas est exactement aussi parfaitement faite que ce qu’on voit. C’était le principe même des cathédrales…</p>
<p class="MsoNormal">"Un respect de l'outil, et de la main, ce suprême outil.</p>
<p class="MsoNormal">"- <b>Je perds ma main à travailler, </b>di­sent les vieux. Et c'est la fin des fins.</p>
<p class="MsoNormal">"L'idée qu'on pourrait abîmer ses outils exprès ne leur semble même pas le dernier des sacrilèges, pas même la pire des folies. Elle ne leur semble pas même monstrueuse.</p>
<p class="MsoNormal">"Elle leur semble la supposition la plus extrava­gante.</p>
<p class="MsoNormal">"Ce serait comme si on leur <span style="">&#160;</span>parlait de se couper la main. L'outil n'est qu'une main plus longue, ou plus dure, (des ongles d'acier), ou plus particulièrement affectée. Une main qu'on s'est faite exprès pour ceci…</p>
<p class="MsoNormal">"Tout est un événement sacré.</p>
<p class="MsoNormal">"Tout est une tradition, un enseignement, tout est légué, tout est la plus sainte habitude.</p>
<p class="MsoNormal">"Tout est une élévation, intérieure, et une prière, toute la jour­née, le sommeil et la veille, le travail et le peu de repos.</p>
<p class="MsoNormal">"Ils disent en riant que <b>travailler </b>c'est <b>prier, </b>et ils ne croient pas si bien dire. Tant leur travail est une prière, et l'atelier, un oratoire...<br />
<br />
<span style="font-size: smaller;"><span style="font-family: Arial;"><br />
&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; </span><i><span style="font-family: Arial;">(avec la contribution involontaire de Charles Péguy, in l'Argent)</span></i></span><br />
<o:p></o:p></p>]]></content>
	</entry>
	<entry>
		<title>ESPRIT DE SYSTEME et MANAGEMENT...</title>
		<author>
		<name>CPE-reseau</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Un  débat politico-économique, comme la radio en offre à longueur d&apos;antenne, confrontait politiciens de « droite » et de « gauche ». 



     L&apos;intérêt des échanges ne résidait pas tant dans le sujet que dans la capacité des protagonistes à ne prendre en compte que certaines réalités, écartant délibérément des évidences gênantes pour leur thèse. De tout bord, opérait l&apos;esprit de système qui se caractérise par une rupture   jusqu&apos;à l&apos;absurdité et l&apos;aberration   entre les idées et l&apos;ensemble des réalités, entre l&apos;intelligence et la vie ; l&apos;intelligence étant d&apos;abord la faculté de « lire au dedans » (intui legere), de saisir le réel. Technocratie et  idéologies en sont des illustrations saisissantes. Elles procèdent d&apos;une méconnaissance, d&apos;un mépris ou d&apos;un refus du réel. Esprit de système et réalisme sont antagoniques. 








     Une scène de Chaplin stigmatise bien ce tour d&apos;esprit. Parmi un lot de valises, Charlot, qui part en voyage, en choisit une. C&apos;est son idée, son système de rangement ; il ouvre ensuite l&apos;armoire, qui contient la réalité de ce qu&apos;il doit emporter. Mais il tient à faire entrer dans la valise tous les vêtements entassés. Alors, de fortes pressions permettent de boucler la valise : les réalités sont quelque peu &quot;froissées&quot;. Las ! Cela ne suffit pas : de tout côté dépassent jambe de pantalon, manche de chemise et autre cravate. Charlot ne s&apos;embarrasse pas de ces réalités qui n&apos;entrent pas dans son système de rangement : il s&apos;empare d&apos;une paire de  ciseaux et, en deux temps trois mouvements, coupe tout ce qui dépasse.














Ce tour d&apos;esprit n&apos;a pas d&apos;âge; en témoigne le personnage de Procuste dans la mythologie grecque. Terreur de l&apos;Attique, ce brigand, pourchassé et éliminé par Thésée, allongeait sur un lit de fer  les voyageurs capturés : si ils dépassaient, il leur coupait les pieds ;  si ils étaient trop petits il les étirait jusqu&apos;à ce qu&apos;ils touchent tête et pied de lit.  








     Lorsque l&apos;esprit de système inspire l&apos;action il mutile  le réel : il coupe tout ce qui dépasse. Car, dans leur diversité, leurs inégalités, les hommes et leurs multiples sociétés n&apos;entrent jamais pleinement dans les catégories, les statuts, les grilles, les normes, les classifications, le système ! Tout ce qui est vie n&apos;est pas simple ! Sauf aux yeux de l&apos;idéologue ou du technocrate.








     Pour nos débateurs, seuls n&apos;avaient d&apos;intérêt que les faits économiques, leur analyse ne portait que sur la facette quantifiable des réalités. Gouverner les hommes se ramenait à «faire de l&apos;économie », à chiffrer, à dresser courbes et statistiques, à analyser flux et échanges au travers des rapports de force mondiaux. De tout bord, nous était resservi le plat de l&apos;idéologie marxiste à la sauce libérale. Comme si toute la vie, la vraie, n&apos;était pas faite de milliers de réalités « qui n&apos;ont pas de prix », ne se mesurent pas et ne sont pas le fait de « luttes » ! Il y a beaucoup d&apos;autres biens qui « impriment » un art de vivre en société et les relations entre les personnes. Le beau, la famille, la courtoisie, la terre natale, la confiance, l&apos;autorité, Dieu, la fidélité, l&apos;humour, les liens d&apos;amitié, l&apos;esprit d&apos;équipe  sont autant de réalités qui ont des conséquences économiques et peuvent engendrer ou limiter les rapports de force.








     L&apos;homme de système jette sur la vie un regard borné et réducteur, prétend tout  expliquer et organiser à partir de réalités sélectionnées. Par essence, il est totalitaire : si les autres réalités n&apos;entrent pas dans ses modèles, il les rejette et lorsqu&apos;il est au pouvoir, il les viole ou les détruit. Tel Procuste.  









</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cpe-reseau.org/news/esprit-de-systeme-et-management"/>
		<id>http://www.cpe-reseau.org/news/esprit-de-systeme-et-management</id>
		<issued>2007-11-24T12:33:00Z</issued>
		<modified>2007-11-26T23:09:29Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://www.cpe-reseau.org"><![CDATA[<div><span style="color: rgb(0, 0, 128);"><span style="font-size: small;"><i>Un&#160; débat politico-économique, comme la radio en offre à longueur d’antenne, confrontait politiciens de&#160;«&#160;droite&#160;» et de «&#160;gauche&#160;». </i><br />
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&#160;&#160;&#160;&#160; L’intérêt des échanges ne résidait pas tant dans le sujet que dans la capacité des protagonistes à ne prendre en compte que certaines réalités, écartant délibérément des évidences gênantes pour leur thèse. De tout bord, opérait l’esprit de système qui se caractérise par une rupture – jusqu’à l’absurdité et l’aberration – entre les idées et l'ensemble des réalités, entre l’intelligence et la vie&#160;; l’intelligence étant d’abord la faculté de «&#160;lire au dedans&#160;» (<i style="">intui legere</i>), de saisir le réel. Technocratie et&#160; idéologies en sont des illustrations saisissantes. Elles procèdent d’une méconnaissance, d’un mépris ou d’un refus du réel