Management d'entreprise : acquérir le savoir-faire pour donner intérêt à bien faire

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CRISE

Un peu d'humour pour en finir avec 2011...et affronter 2012!

Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés...
La Fontaine, les animaux malades de la peste.

Les problèmes des boulangers vont croissant.

Alors que les bouchers veulent défendre leur bifteck,

les éleveurs de volailles se font plumer

et en ont assez d'être les dindons de la farce.

Les éleveurs de chiens sont aux abois.

Les pêcheurs haussent le ton.

Les céréaliculteurs sont sur la paille

alors que les brasseurs sont sous pression.

Les viticulteurs trinquent.

Heureusement, les électriciens résistent.

Mais, pour les couvreurs, c'est la tuile.

Certains plombiers en ont ras-le-bol

et les autres prennent la fuite.

Chez Renault, les salariés débraient

et la direction fait marche arrière.

À la Sncf, les syndicats sont sous tension

mais Édf ne semble pas au courant.

Les cheminots veulent garder leur train de vie,

mais la crise est arrivée sans crier gare.

Les veilleurs de nuit vivent au jour le jour

et les carillonneurs ont le bourdon.

Les ambulanciers ruent dans les brancards

pendant que les pédicures travaillent d'arrache-pied.

Les croupiers jouent le tout pour le tout.

Les cordonniers sont mis à pied.

Les dessinateurs font grise mine.

Les exterminateurs ont le cafard.

Des militaires partent en retraite

et les policiers se sont arrêtés.

Les imprimeurs dépriment.

Les météorologues aussi sont en dépression.

Les pendus sont sur la corde raide.

Les prostituées se retrouvent sur le trottoir :

C’est vraiment une mauvaise passe.

(http://petrus.angel.over-blog.com/)

 

Joyeux Noël,

Bonnes fêtes de fin 2011,

Heureuse et féconde année 2012.

SUPPLIQUE D'UNE ASSISTANTE DE DIRECTION...

   Donner intérêt à bien faire ne relève pas de trucs, encore moins de discours.
   C’est un état d’esprit qui ne peut être compris, assimilé, mis en œuvre qu’à la suite d’une réflexion tirée d’exemples, de faits - dont aucun ne doit être retenu comme recette - mais pouvant inspirer de multiples réalisations.
   LES ACTES ET MODES DE FONCTIONNEMENT PERSONNELS DES MANAGEURS SONT PLUS PARLANTS QUE LEURS DISCOURS. 
   Toute ressemblance avec des situations connues serait purement fortuite.

 

  •    Attendez la fin d’après-midi pour me demander un travail urgent. La pression d'une échéance serrée m’est stimulante.
  •    Si le travail à faire est urgent, courrez dans mon bureau toutes les dix minutes pour m'interrompre et me demander comment ça avance. Ceci m'aide beaucoup. Mieux ! Restez debout derrière moi à regarder ce que je fais et n'hésitez pas à me donner des conseils sur la façon de procéder.
  •    Lorsque vous partez, ne m’en dites rien et ne dites jamais où vous allez. Cela développe ma créativité lorsqu'on me demande où vous êtes.
  •    Si j'ai les mains pleines de papiers, de boites ou de fournitures, ne m'ouvrez pas la porte. Je dois apprendre à fonctionner sans les mains au cas ou je deviendrais paraplégique.
  •    Si vous me donnez plusieurs choses à faire, vous n'avez pas besoin de me dire laquelle est prioritaire. Je développe ainsi mes dons de télépathie.
  •    Faites de votre mieux pour que je sois obligée de travailler tard le soir. J'adore mon bureau et je n'ai vraiment rien d'autre à faire et nulle part ailleurs où aller. Je n'ai rien, ni personne dans ma vie en dehors de mon travail.
  •    Si je fais du bon travail et que vous êtes satisfait, surtout gardez ça secret. Si ça se savait, je pourrais prétendre à une promotion... De toute façon, je ne pourrais pas supporter de travailler pour quelqu'un d'autre que vous.
  •    Si je fais une erreur ou quelque chose que vous n'appréciez pas, dîtes-le à tout le monde. J'aime être au centre des conversations. Le fait de parler de mes difficultés à tout le monde m'aide à m'améliorer.
  •    Si un travail nécessite des instructions particulières, attendez la toute dernière minute pour me les donner. Ainsi j’aurai le plaisir de  faire, défaire et refaire…
  •    Ne me présentez pas aux gens qui vous accompagnent.  Plus tard, lorsque vous me parlerez d'eux, je saurai immédiatement de qui vous parlerez grâce à mon esprit de déduction.
  •    Ne soyez gentil avec moi que lorsque le travail que je fais pourrait vraiment changer votre vie professionnelle en vous envoyant en enfer en cas de pépins.
  •    Racontez moi tous vos petits problèmes. Personne d'autre n'en a, c'est agréable de voir quelqu'un qui a moins de chance que moi. J'aime particulièrement lorsque vous vous plaignez de payer trop d'impôts, lorsque vous me parlez de vos dilemmes de placements pour votre dernier bonus, ou quand vous vous plaignez d'avoir eu trois jours de pluie lors de votre dernier week-end prolongé.
  •    Attendez mon entretien annuel pour me dire ce que mes objectifs auraient dû être. Ne manquez pas de me rappeler tous mes manquements de façon à minimiser, voire à supprimer une augmentation  qui dans le meilleur des cas n’a jamais dépassé le coût de la vie. Je ne suis pas ici pour l'argent…mais seulement pour l’honneur de vous servir.

DE L'UTILITÉ DU SITE cpe-reseau.org

DE L'USAGE QUI PEUT EN ÊTRE FAIT

A quoi sert  www.cpe-reseau.org  ?

   Ce n’est pas un outil marketing.

*   Le site est un lien entre personnes, qui dans leurs entreprises, agissent selon une règle du jeu d’harmonie qui vise à concilier intérêt personnel et intérêt de l’entreprise.

*   Il est surtout le reflet permanent des réalisations positives orientées dans cette voie.

*   Moyen de mettre à jour la réflexion des responsables, il contribue au progrès permanent du management.

Comment l’utiliser ?

   L’accès libre du site montre bien que son contenu est à la disposition de tous.

   Certaines entreprises en extraient des passages pour les diffuser dans des notes ou journaux d’entreprises.

D’autres, très souvent par l’entremise du service RH, attirent l’attention des managers – patrons d’équipes et services supports – sur tel article présentant un intérêt pour l’avancement de leur réflexion ou réalisation. Ce renvoi vers le site est d’autant plus efficace qu’entre les intéressés s’ensuit un échange, qui permet d’aborder une préoccupation commune à la lumière de la ligne de conduite adoptée par diverses entreprises et de leurs réalisations.

C’est donc un moyen de renforcer des pratiques et un langage communs.

"CE QUI FAIT UN BON PATRON

POUR LES SALARIÉS DE GOOGLE...

....ET AILLEURS AUSSI

   "Larry Page * a toujours tenu à bien traiter ses salariés : C’est du bon sens, explique-t-il. Les gens heureux sont plus productifs. Mais le moment est peut-être venu d’aller au delà de ces platitudes. Avec son ambitieux projet Oxygen, démarré il y a plus de deux ans , Google vient de conduire une étude interne sur ce qui fait un bon patron, ses statisticiens rassemblant plus de 10000 observations de salariés sur leurs managers avant de les analyser. Résultat ? Parmi les huit qualités de leadership les plus importantes, au sein de Google, l’expertise technique arrive….bonne dernière. Les qualités les plus recherchées ? Des chefs qui prennent le temps d’écouter leurs subalternes, leur posent des questions sans dicter les réponses, et s’intéressent à leur vie et à leur carrière. On imagine la surprise de Larry Page en lisant les résultats de l’enquête. Mais il s’agissait d’une étude à la Google, scientifique, rigoureuse, quantifiable. En un mot imparable." (Challenges n°251 du 7 avril 2011)

   Vérification une fois de plus de cette vérité scientifique – constat  dressé par tous les observateurs placés dans les mêmes conditions d’observation - que ce n’est pas la compétence technique qui fait le chef !

   Consulté, CPE aurait donné aussitôt la réponse. C’est que, forts de plus de 50 ans d’enquêtes auprès d’entreprises de toute taille et de toute activité, dans des coins les plus reculés de la planète, nous en avons tiré les enseignements. Dont la ligne de conduite CPE  est le résultat.

   De source sûre, parce que scientifique, le manager – qu’il appartienne à l’espèce patron d’équipe ou service supports - est là pour faciliter, simplifier le travail des collaborateurs. Condition sine qua non pour que les collaborateurs servent bien les clients et….leur facilitent la vie.

                                       Pauvrement servi, l’employé servira pauvrement.

(*)fondateur et dirigeant de Google

 

PARTICIPATION et DEMOCRATIE


Et si les politiciens s'inspiraient des entreprises ?

   Dans les années 70, alors que les modèles chinois, soviétique, vietnamien, cubain, yougoslave… n’enthousiasmaient pas l’électorat, est apparue une propagande pour un « socialisme à visage humain » ou « à la française ». Ces qualificatifs voulaient attirer le gogo et cacher… bien des misères, d’ailleurs dénoncées par des esprits d’avant-garde parce que clairvoyants.

   Aujourd’hui, la démocratie devient participative. Les politiciens en mal de suffrages ne sont pas à un pléonasme près. La démocratie n’est-elle pas cette forme de gouvernement où le pouvoir s’exerce   par le peuple, avec le peuple et pour le peuple ? Si il faut y adjoindre ce qualificatif, c’est que dans les faits, la part prise par le citoyen au fonctionnement des institutions est  réduite à la liturgie des urnes, bien préparée par des sondages, à des moments choisis ; parfois il arrive même que soient opérés de savants découpages  territoriaux ou un tri préalable des candidatures par parrainage public, afin que le troupeau ne se laisse aller à de mauvais bergers. Et, si malgré ce, les résultats des urnes ne sont pas « corrects », la rééducation est de rigueur : campagnes médiatiques, culpabilisation et bourrage des crânes, conduiront le peuple à « bien » voter ; les vilains Danois connurent ce sort lors du  référendum sur la constitution européenne. La ratification du traité de Lisbonne fut le fait du prince malgré le  ‘non’ majoritaire des français…Le désintérêt pour le système se mesure au nombre des abstentionnistes ou des bulletins blancs, que nos démocrates en peau de lapin refusent de comptabiliser.

   Alors pour relancer l’institution, à grands renforts de médias, on consulte « la base », pour donner l’impression d’une participation. Démocratie ? Non, technique de débat public permettant tout au plus l’expression de préoccupations et opinions personnelles ou de revendications catégorielles. Rien n’est changé dans le système : il n’y a qu’un pas de la démocratie à la démagogie, que Talleyrand définissait comme "l'art d'agiter le peuple avant de s'en servir". De fait, les élections passées, les politiciens gouvernent le pays par le biais de spécialistes, experts et hauts fonctionnaires qui, tous sortis de la même Ecole, savent ce qui est bon pour le peuple. Ils pensent et décident pour lui. Les pouvoirs réels lui sont confisqués au profit du personnel d’Etat qui les redistribue, les contrôle et les reprend quand et comme bon lui semble.

   Un sociologue, évoquant sur France-Culture cette nouvelle forme de démocratie « participative », notait que la république avait 30 ans de retard sur les entreprises. Certes bien des entreprises pourraient donner des leçons aux politiciens ; on y est obligé, au quotidien, sous peine d’inefficacité, d’associer les hommes, d’en faire des acteurs vrais du service au client, et partant de la vie même de l’entreprise. Car, ici, la démocratie consiste à laisser à chacun l’exercice des pouvoirs relevant de sa compétence et de sa responsabilité, à l’associer aux décisions qui le touchent dans l’exercice de sa mission, à respecter le domaine grand ou petit qui lui a été reconnu –poste de travail, équipe, service, établissement, projet, territoire commercial, à l’aider en cas de carence....C’est une question de vie et de développement, de fécondité et de pérennité. C’est aussi une condition de mieux être et de reconnaissance des personnes. Il y a, alors, réelle participation de chacun, à son niveau.
   Comme le disait un cadre d’entreprise, féru d’histoire : L’entreprise ? Un multiplicité de démocraties, coordonnées  au sein d’une monarchie.

    La France d’en bas pourrait éclairer les lanternes d’en haut !

ENTRE TRAVAIL & RETRAITE...

...le SAVOIR-ÊTRE

Embaucher des « jeunes »?

   Juchée sur les épaules d’un copain, cette  gamine vociférait  des slogans, brandissant une pancarte  Sauvons nos retraites. Elle ne s’était certainement pas posée la question de savoir ce que serait sa vie professionnelle, ni ce qu’on attendrait d’elle au travail.

   Pour cela, rien de tel que d’interroger ceux qui savent et qui font : cadres et agents de maîtrise supportent les conséquences positives et négatives  des actes de leurs équipiers.

Les réponses sont toujours les mêmes, quelles que soient les entreprises, les professions, les métiers...les pays. De leurs collaborateurs, jeunes ou non, ils attendent : assiduité, disponibilité, honnêteté, franchise, courage au travail, conscience professionnelle, volonté de progrès, compétences, initiative, polyvalence, esprit d'équipe et de service, discipline et créativité, curiosité...

   Aux mêmes témoins, demandons:

- Vous avez embauché une personne très compétente mais qui met la zizanie dans l'équipe et ne rate pas l'occasion de glisser une peau de banane, ou de tricher. Que faites-vous?

- A l’unanimité: On s'en débarrasse...si on peut.

- Au contraire, vous recevez un jeune consciencieux et courageux, qui a de l'initiative et le souci de bien faire, mais techniquement faible. Que faites-vous?

- On le forme!

   Les gens « du terrain » savent qu’il est plus aisé de former aux techniques celui qui manifeste des qualités humaines et plus spécialement morales, un savoir-être.


   Une enquête  récente met en évidence le fossé entre les attentes des jeunes et de ceux qui peuvent les employer, pour lesquels le savoir-être devient la denrée rare.  Leur recherche va bien au-delà du savoir-faire, de la formation  ou du niveau de diplôme.

   C’est bien cela qui semble freiner l'embauche des jeunes. Ce n'est que rarement le défaut de qualification technique. C'est beaucoup plus  le défaut de formation humaine et morale. Ce que l’on souhaite trouver, ce sont des jeunes aptes à s'intéresser à leur tâche, à vivre dans une équipe, à accepter une discipline ; qui aient du courage, du jugement et le goût des réalités plus que des débats idéologiques.

   Tout le contraire d’une mentalité d’assisté et de  revendication en lutte pour ses droits !


   Le délabrement trop fréquent du milieu familial est la première cause de ce manque de formation. Lorsqu'un jeune voit trop souvent tel ou tel parent "râler" sur son travail, se vanter de "s'être bien débrouillé" pour "défendre sa paye" ou tirer un congé supplémentaire; lorsqu'il a tout reçu et obtenu sans effort ; lorsque, sous prétexte d'autonomie, il a été livré à lui-même; lorsqu'il ne lui a été présenté  aucun idéal suscitant le dépassement, comment aurait-il acquis cette formation humaine et morale qui en ferait de lui une personne "embauchable" ?

   C'est aussi le délabrement  du milieu scolaire : l'indiscipline, la mise en doute systématique considérée par trop d’enseignants comme le summum de l’exercice intellectuel, les idéologies destructrices de tout idéal, l’exemple de grèves et conflits continuels… privent bien des jeunes de la formation humaine et morale que la vie exige.

   Lorsque le discours ambiant ne porte que sur les droits et ignore les devoirs, seul reste l’esprit de lutte. Quand il n’est question que de loisirs,  plaisirs et  paradis faciles, le tout, sans contraintes, sens de l’effort et  persévérance cèdent la place à une mollesse désabusée et revendicatrice.


   Quelle politique, quel homme politique  rendront sa place à la famille comme première éducatrice des valeurs humaines et morales ? auront compris que le système éducatif sera d’autant plus fécond qu’il mettra en harmonie éducation scolaire et familiale ?  viseront à diffuser une culture générale qui, pendant des générations, a engendré des têtes bien faites, capables de juger, donc de se conduire dans les situations changeantes ?

Absentéisme, psychiatrie et Sécurité Sociale

Quand dépression rime avec Sécurité Sociale

   Les comptes de la Sécu présentent des troubles dépressifs gigantesques. Nous le savions. Le relèvement régulier des cotisations, le ‘déremboursement ‘ à grande échelle de nombre de prestations médicales et autres médicaments tentent en vain de pallier le mal. Nous le constatons.

   Voilà que la Cour des Comptes, dont une des missions est de contrôler la gestion des administrations et organismes publics, pointe du doigt le niveau d’absentéisme du personnel de la Sécurité Sociale. L'absentéisme pour cause de maladie est un fléau, qui certes, existe ailleurs, mais qui n’y atteint pas les proportions qu’il présente dans cet organisme. La Cour remarque que le système de gestion ne permet pas de recenser tous les motifs d’absence, car, dit-elle, ils « ne sont pas publiés »; les indications fournies ne mentionnent pas du tout la quantité de personnes concernées, la durée des …"congés maladie". Mais les arrêts de longue durée y sont bien supérieurs que partout ailleurs. Un tiers de ceux-ci et des invalidités aurait pour cause, selon les indications fournies par la Cour, des « troubles psychiatriques, et notamment des troubles de l'humeur ».

   Et la Cour de proposer : une révision des modes de compensation salariale, trop favorables – c’est dire qu’ils donnent plus intérêt à rester « en maladie » qu’à reprendre le travail ; intéressement lié à la présence réelle ; mise en œuvre d’actions pour prévenir les souffrances psychiatriques…Autant de lignes directrices indiquées pour lutter contre l’absentéisme, car « une vraie politique reste à fonder ».

   L’expérience de CPE permet de rester sceptiques devant ces mesurettes, qui seront inopérantes pour bâtir une 'politique' !

   Dans ce même blog, voir « Absentéisme invincible ?» (26 septembre 2005)

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